Voilà presque deux ans qu’elle est officiellement fermée. Pourtant, la « cellule de dégrisement fiscal » de Bercy continue de rapporter beaucoup d’argent à l’Etat.
Lancé après le scandale de l’affaire Cahuzac en juin 2013 , le Service de traitement des déclarations rectificatives (STDR) permettait jusqu’en 2017 aux fraudeurs ayant des comptes cachés à l’étranger de se dénoncer et de régulariser leur situation fiscale en échange de pénalités financières réduites et de l’absence de poursuites pénales.
938,55 millions d’euros rien qu’en 2018
Au dernier comptage, réalisé fin 2018 et présenté dans un rapport, le STDR a traité 47 065 dossiers sur les 50 477 déposés. Et la cagnotte s’alourdit année après année, tant que toutes les déclarations n’ont pas été passées au crible de Bercy.
Rien qu’en 2018, les enquêteurs, qui continuent de traiter les dossiers déposés avant la fermeture du guichet ont permis de récolter 938,55 millions d’euros. Mais depuis le lancement en 2013, le jackpot payé par les contribuables repentis caracole à… 9,41 milliards d’euros !
Essentiellement des retraités
Les contribuables qui ont sauté sur l’occasion sont essentiellement des retraités (l’âge moyen est de 69 ans) vivant en Ile-de-France (40 %).
Le pactole caché, souvent hérité ou issu d’une donation, dormait la plupart du temps dans une banque suisse (77 %). Les destinations plus exotiques comme les îles Caïman, les Bermudes, le Panama ou les Bahamas ne représentent que 2,1 % des dossiers de repentis.
