Tour de France, l’étape dans le rétro : les promesses non tenues de Sean Kelly

C’était le 5 juillet 1978. Pour la troisième fois de son histoire, Poitiers était ville d’arrivée du Tour de France. La quatrième, c’est pour ce mercredi 9 septembre. En cette année 1978, un Irlandais va inscrire son nom au palmarès. Sean Kelly, un jeune espoir de 22 ans habitué à amener les sprints du grand Belge Freddy Maertens, remporte sa première grande victoire en devançant le Néerlandais Gerrie Knetemann. Ce dernier se console en endossant le maillot jaune.

Pour beaucoup, le succès de Sean Kelly sera le premier d’une longue série sur le Tour de France. Mais seize ans plus tard, au moment de raccrocher définitivement son vélo, son bilan sera étrange : seulement cinq étapes remportées sur le Tour alors qu’il a ramené à quatre reprises, sur les Champs-Elysées, le maillot vert du classement par points du meilleur sprinteur (1982, 1983, 1985 et 1989).

Souvent placé, rarement gagnant

C’était Sean Kelly, souvent placé, rarement gagnant. Son profil de sprinteur-baroudeur va l’amener à multiplier les objectifs sur les étapes comme au classement général. « Au final, il gagnait beaucoup moins que ce qu’il aurait dû, se souvient Bernard Hinault. Kelly n’était pas un rival pour moi. »

Le Tour 1985 de Kelly, le dernier remporté par Hinault, en atteste. Cette année-là, l’Irlandais va certes, remporter le maillot vert. Mais il visait aussi le classement général et va terminer au pied du podium (4e) et ne pas gagner d’étapes.

En dehors du Tour de France, il s’est pourtant constitué un incroyable palmarès avec notamment trois Tours de Lombardie, deux Milan-San Remo, deux Liège-Bastogne-Liège, deux Paris-Roubaix ou un Tour d’Espagne. Mais les promesses de Poitiers n’auront pas vraiment été tenues sur la Grande Boucle.

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