Seine-et-Marne: à Emerainville, l’auteur présumé des coups de feu mortels s’est rendu au Raid

Branle-bas de combat, ce dimanche soir, à Emerainville. La fin de ce week-end ensoleillé s’est soldée par un drame, du côté de la place Saint-Just. Vers 19 heures, pour une raison encore indéterminée, un homme de 73 ans a tiré sur un voisin et la femme qui l’accompagnait. Cette dernière, qui serait âgée d’une quarantaine d’années, n’a malheureusement pas survécu à ses blessures. Elle aurait été atteinte de deux balles. Quant au voisin, il a été également touché. Transporté à l’hôpital, il serait hors de danger.

Retranché chez lui pendant près de quatre heures

Après son geste fou, le septuagénaire s’est retranché chez lui, refusant de se rendre aux autorités, qui ont fait appel aux policiers d’élite du Raid. Ceux-ci sont arrivés sur place en début de soirée. Histoire d’éviter une nouvelle tragédie, un périmètre de sécurité a été établi sur place. Selon les premières informations, le septuagénaire, qui aurait un passé judiciaire ancien, était alors dans son appartement, en compagnie d’un proche.

Alain Kelyor, le maire (LR), qui n’était pas dans la région, suit la situation de près par téléphone et a dépêché deux de ses adjoints sur place. « Nous avons mis trois locaux à disposition, explique-t-il. Un pour les hommes du Raid et un autre, celui de la police municipale, pour les policiers nationaux. Un troisième, en l’occurrence, celui du service jeunesse, est destiné aux habitants du secteur qui n’ont pas pu ou voulu rentrer chez eux. »

A 23 heures, tandis qu’un hélicoptère survolait ce secteur décrit comme plutôt calme, les autorités ont confirmé que le septuagénaire avait fini par se rendre, sans indiquer toutefois les circonstances de cette reddition. Malgré l’heure tardive, de nombreux badauds se trouvaient encore près du périmètre de sécurité, parfois bloqués pour retourner chez eux. « D’après ce qu’on a entendu, c’était un homme instable qui aurait fait de la prison », croit savoir l’un d’eux. Quant à la victime, plusieurs jeunes, croisés sur les lieux, indiquaient qu’il pourrait s’agir d’une animatrice de centre aéré.

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