Paris : et si vous deveniez propriétaire d’un vélo… en libre-service ?

C’est un peu comme si vous étiez propriétaire d’un Vélib’ et que les paiements de toutes ses courses finissaient dans votre poche. Pony, une entreprise française, vient en effet de lancer le premier vélo électrique partagé… dont vous êtes le propriétaire. Un concept novateur que Pony a testé sur des vélos mécaniques puis des trottinettes, à Angers et Bordeaux. «L’investissement des propriétaires de ces trottinettes a été rentabilisé en six mois», assure-t-on chez Pony.

Après avoir échoué à lancer ces mêmes trottinettes à Paris, faute d’avoir été retenu dans l’appel d’offres de la Ville, Pony va donc proposer une offre de vélos électriques, sur le même modèle. Avec un retour sur investissement sans doute plus long, de l’ordre de 12 à 18 mois, notamment car le prix d’achat du vélo est plus important.

1790 euros le vélo

Le vélo Pony coûtera en effet 1790 euros. Un investissement qui n’est pas donné pour un vélo que l’on ne pourra même pas utiliser puisque l’on s’engage à le partager avec n’importe qui… Mais, indique-t-on chez Pony, «c’est un investissement coup de cœur qui vise à soutenir le développement du vélo à Paris. Et qui est au final plus rentable qu’un livret A.»

Le vélo électrique Pony sera disponible en libre-service à Paris en 2021. Pony.
Le vélo électrique Pony sera disponible en libre-service à Paris en 2021. Pony.  

Pony assure avoir déjà 2500 à 3000 potentiels acheteurs, qui ont manifesté un intérêt. Les réservations fermes commenceront ce lundi sur le site Getapony.com, moyennant un premier versement de 150 euros, pour 500 premiers vélos qui arriveront début 2021. Le reste de la flotte (jusqu’à 1500 vélos) sera déployé dans le courant de l’année. Il y en aura aussi à Grenoble et Angers.

Alors, comment ça marche ? Une fois le vélo acheté, il est disposé dans Paris intra muros, sur des stationnements réservés aux vélos (arceaux) ou aux trottinettes en libre-service. Là, n’importe quel utilisateur peut le déverrouiller via son smartphone, et effectuer des trajets pour 0,19 euro la minute. Un système classique de «free floating» en somme, sans stationnement anarchique.

De son côté, le propriétaire touche 50% du prix de chaque trajet. Le reste est gardé par Pony, qui se charge de toute la gestion de la flotte : maintenance du vélo, éventuelles réparations, ainsi que la recharge des batteries par des opérateurs qui viennent les changer en vélo-cargo. Le vélo Pony a une autonomie de batterie de 80 à 90 km, une durée de vie estimée de 5 ans et une garantie 18 mois en cas de casse ou de vol.

Un vrai vélo à deux places

Pour le côté ludique, le propriétaire peut savoir où se trouve «son» vélo, combien de trajets ont été faits, quand il est en réparation, etc.… Il peut aussi lui donner un petit nom, qui apparaîtra sur l’appli dès qu’un utilisateur voudra le louer. «Les propriétaires sont en général très créatifs, indique Pony. Certains n’hésitent pas à utiliser les véhicules comme un moyen de communication en leur donnant le nom de leur commerce ou de leur restaurant.» Et si un propriétaire veut lui-même louer un Pony, les frais de déverrouillage lui sont offerts.

Mais l’originalité des vélos Pony ne s’arrête pas à cette propriété partagée. C’est aussi le premier vélo en libre-service qui disposera de deux vraies places, avec, à l’arrière, un siège, des cale-pieds et même un petit guidon (non directionnel) pour se tenir. Ce vélo, d’1,83 m de long et qui pèse 28 kg, embarque aussi un compteur, un cadenas et un GPS.

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