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Cyclisme : «C’est un soulagement de ne pas disputer le Tour de France», admet Thibaut Pinot

A l’occasion de la présentation officielle de la saison 2021 de l’équipe Groupama-FDJ, Thibaut Pinot a confirmé qu’il ne participerait pas au Tour de France cette année et qu’il préférait se refaire une santé morale sur les routes italiennes.

Comment ressentez-vous le fait de ne pas disputer le prochain Tour de France ?

THIBAUT PINOT. C’est un soulagement de voir que ma demande a été acceptée par le reste de l’équipe. Car je n’étais pas le seul à décider. Je sentais que c’était la bonne année pour retourner sur le Giro. Le parcours me plaît plus. Et quand le parcours du Tour de France est sorti, j’ai compris que j’avais pris, à 100 %, la bonne décision. J’avais besoin de repartir sur quelque chose de nouveau. C’est donc vraiment un soulagement de ne pas disputer le Tour cette année.

Que garderez-vous de ce Tour de France 2020 ?

Je l’ai mal vécu. A un moment, j’avais juste envie de faire mon étape et de retourner me cacher. Le Giro cette année va me faire du bien pour revenir sur le Tour en 2022.

PODCAST. Ses chèvres, ses victoires, sa malchance… pourquoi Thibaut Pinot est le chouchou des fans de vélo

Avez-vous hâte de redémarrer la saison ?

J’ai surtout envie de retrouver le plaisir. Il n’y a que cela qui me motive et il y a trop longtemps que je n’en ai pas eu sur un vélo.

Pourquoi le Giro vous attire-t-il ?

C’est la seule course que j’arrive à regarder à la télé. Même une étape de plaine, je la regarde. Je ne saurais dire pourquoi. Mais je trouve que la course au maillot rose est aussi belle que celle pour le maillot jaune.

Sur les réseaux sociaux, certains stigmatisent une sorte de faiblesse mentale…

J’ai 30 ans et il y a longtemps que j’ai dépassé cela. Ces commentaires glissent sur moi. Quand je lis que si je vais sur le Giro, c’est pour « fuir la pression »… Il y a tellement de personnes qui parlent à ma place. En fait, depuis que je suis passé pro en 2012, on parle beaucoup à ma place. C’est comme ça.

Comment vivez-vous l’émergence de la jeune génération des Pogacar, Bernal ou Evenepoel ?

Un adversaire reste le même qu’il ait 20 ou 30 ans. Chaque génération possède ses pépites. Là, ça va vite. Je suis passé pro à 19 ans et on disait que c’était hyper rapide. Là, c’est la norme. Mais auront-ils la même marge de progression que les autres ?