OM-Rennes reporté : Frank McCourt compare les incidents à la Commanderie à l’invasion du Capitole
Dans un communiqué publié par l’Olympique de Marseille, Frank McCourt, propriétaire du club olympien, a réagi aux violents incidents survenus samedi 31 janvier au centre d’entraînement et qui ont conduit au report du match OM-Rennes. « Les supporters de l’OM aiment leur club et il est donc impossible à mes yeux de reconnaître ce statut à ces groupuscules de voyous, explique-t-il ce dimanche. Nous travaillerons en étroite concertation avec toutes les autorités afin de garantir que les personnes reconnues responsables de ces actes de violence scandaleux soient traduites en justice. »
Le milliardaire de Boston dresse même un parallèle audacieux entre les individus qui sont parvenus à pénétrer dans la Commanderie et la foule de militants pro-Trump qui avait assiégé le Capitole, réussissant à pénétrer dans le siège du Congrès américain, début janvier. « La période que nous traversons est troublée, parfois secouée par des actions incontrôlées et pourtant orchestrées par des forces très malveillantes, poursuit-il. Comme tant de citoyens en Amérique et dans le monde, j’ai été bouleversé et scandalisé par les images du Capitole, pris d’assaut par des irresponsables obéissant à des injonctions qui les dépassaient. »
Pour Frank McCourt, « ce qui s’est passé à Washington DC et ce qui s’est passé à Marseille suit une logique comparable : quelques sources alimentent un brasier fait d’opinions, d’invectives et de menaces qui sont amplifiées par les réseaux sociaux, créant les conditions qui mènent à la violence et au chaos. »
« Une politique d’assainissement et de redressement »
Samedi après-midi, environ 300 supporters se sont regroupés devant la Commanderie en demandant la démission des dirigeants de l’OM, lançant pétards, feux d’artifice et fumigène avant que quelques-uns ne parviennent à franchir les grilles. Selon le club, des vols ont été perpétrés, des véhicules endommagés et cinq arbres ont été brûlés. Le montant des dégradations à l’intérieur des bâtiments s’élèverait à des centaines de milliers d’euros. L’Espagnol Alvaro a même reçu un projectile dans le dos. Dimanche matin, 18 personnes étaient toujours en garde à vue.
McCourt réaffirme cependant son engagement dans le club et celui de Jacques-Henri Eyraud, qui est depuis plusieurs semaines dans la ligne de mire des supporters. Fin 2020, Eyraud avait fini de cristalliser les rancœurs lors d’une conférence de management largement relayée sur les réseaux sociaux dans laquelle il raillait l’attitude de supporter d’ex-employés du club…
« Avec le président Jacques-Henri Eyraud, nous menons une politique d’assainissement et de redressement du club, conclut-il. Ce déferlement de violence me conduit plus que jamais à réaffirmer ma volonté et mon engagement pour l’OM et les Marseillais. Nous sommes des bâtisseurs. Avec toute l’équipe et son président, l’OM poursuivra sa route. »