Trafic de stupéfiants : une vingtaine d’assaillants tente d’empêcher deux interpellations à Villiers-sur-Marne
Le calme règne en ce mardi matin dans le quartier des Nangues, à Villiers-sur-Marne. Lundi en fin d’après-midi, l’ambiance était tout autre, alors que des policiers interpellaient deux jeunes impliqués dans un trafic de produits stupéfiants.
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Tout commence vers 18 heures dans la cage d’escalier d’un immeuble de la rue Léon-Blum, où des fonctionnaires de police procèdent au contrôle de ces deux individus. « Ils sont connus pour des affaires de trafics de stupéfiants », nous indique une source proche de l’enquête. Si le duo peut repartir, les policiers restent pour visiter les parties communes.
136 g de cannabis cachés dans un boîtier incendie
Ils y trouvent, dissimulés dans un boîtier incendie, plusieurs dizaines de petits sachets de produits stupéfiants prêts à la vente. La pesée effectuée plus tard révélera qu’il s’agit au total de 74 g de résine de cannabis et de 62 g d’herbe de cannabis. Une balance est aussi retrouvée sur place. La cache découverte, « une surveillance discrète est mise en place », explique la même source.
La manœuvre et la discrétion des policiers, renforcés d’un équipage de brigade anticriminalité (Bac), se révèlent très vite payantes. L’un des deux jeunes qu’ils viennent de contrôler revient dans la cage d’escalier avec dans la main une clé bien spécifique permettant d’ouvrir le boîtier incendie. La première interpellation a lieu. Elle est vite suivie d’une seconde, lorsque la Bac croise, non loin, l’autre jeune contrôlé plus tôt dans la même cage d’escalier. Il tente de fuir, sans succès.
Il tente de tirer l’un des interpellés hors du véhicule des policiers
Pendant ce temps, son ami, entravé, tente le tout pour le tout et essaye aussi de se soustraire à la police. L’usage d’un pistolet à impulsion électrique sera jugé nécessaire pour le faire rentrer dans le véhicule. Mais avant de s’engouffrer dans l’habitacle, il a le temps de hurler pour attirer les jeunes du quartier.
Les policiers s’aperçoivent très vite qu’une vingtaine d’entre eux a décidé de répondre à l’appel. Certains n’hésitent pas à venir à leur contact afin d’empêcher l’interpellation de leurs camarades. L’un tente même de tirer son camarade menotté hors de la voiture où il est assis.
Les policiers font usage de LBD et de gaz lacrymogène
Au même moment, plus loin dans cette rue Léon-Blum étroite et à sens unique, d’autres s’organisent, utilisant une méthode bien connue des fonctionnaires. De gros conteneurs poubelles et leur contenu, placés au centre de la rue, sont censés empêcher le départ des interpellés. La police fait alors usage d’un lanceur de balles de défense (LBD) et d’une grenade lacrymogène pour disperser les assaillants, qui assistent à l’arrivée de plusieurs véhicules de police, appelés en soutien.
Alors que les deux interpellés rejoignent le commissariat de Chennevières où ils sont placés en garde à vue, les policiers restent pour sécuriser les lieux. Bilan de l’intervention : aucun policier blessé et un pare-brise étoilé, suite à des jets de projectiles.