En début de semaine, la Ligue de football professionnel (LFP) avait obtenu un rendez-vous en visioconférence ce vendredi soir avec les ministres Bruno Le Maire (Economie) et Jean-Michel Blanquer (Education et Sport) en vue de leur exposer leurs difficultés financières.
Bien qu’ un accord de diffusion avec Canal + ait été trouvé, les clubs professionnels de Ligue 1 et Ligue 2 doivent en effet faire face à une perte de ressources estimée à 1 milliard d’euros pour la saison en cours – droits télé, billetterie, hospitalités, sponsoring et transferts.
De source proche du ministère des Sports, ladite réunion a été reportée à mardi à 11 heures, en raison de problèmes d’agenda. Bruno Le Maire et Jean-Michel Blanquer y participeront, de même que Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports, Vincent Labrune, président de la LFP, ainsi vraisemblablement que des représentants de clubs professionnels.
Déjà 75 millions d’euros d’aides pour 2020
Dans un communiqué rédigé au sortir du conseil d’administration de la LFP lundi, les dirigeants du football professionnel réclamaient à être reçus « afin de construire un plan de soutien d’urgence ». « Il n’est pas question ici de demander à l’Etat de compenser la baisse des droits TV, ni la défaillance de Mediapro, précisaient les présidents de club dans leur communiqué, ajoutant toutefois que « les mesures déjà prises par le gouvernement pour la saison en cours – ( NDLR : de l’ordre de 100 millions d’euros, hors Prêt garanti par l’Etat (PGE) pour le football professionnel ) – se révèlent malheureusement insuffisantes ou inadaptées pour poursuivre l’activité de la filière. »
De son côté, le ministère des Sports a octroyé 75 millions d’euros pour 2020 au titre de la compensation de pertes de billetterie (en cours de décaissement par le ministère), les exonérations de cotisations sociales, et le relèvement à 1,8 million d’euros du plafond des exonérations de charges par entreprise jusqu’ici fixé à 800 000 euros.
Pour 2021, les clubs français, confrontés à des problèmes de trésorerie et dont certains ont initié ou acté des baisses de salaires, espèrent pouvoir être aidés davantage.
