Avant le coup d’envoi, les Lillois savaient à quoi s’en tenir. Les contre-performances de Lyon (1-2 contre Montpellier) et Monaco (2-2 face à Lorient) mettaient les Dogues en position idéale pour creuser l’écart sur deux concurrents directs. Après six victoires d’affilée en L1, les joueurs de Galtier sont pourtant apparus méconnaissables face à Brest (0-0). S’ils reprennent un point d’avance sur le PSG en tête du championnat, les coéquipiers de Fonte ont surtout grillé un sacré joker…
Ce qu’il faut retenir
Sur une pelouse pas totalement dégelée par les micro-ondes du stade Pierre-Mauroy, les Lillois ont eu bien du mal à faire vibrer leurs supporters restés sagement au chaud. Avant-derniers de l’élite au nombre de buts encaissés, les Brestois avaient d’abord décidé de faire de la résistance avec un bloc bas, un placement rigoureux et un énorme besoin de se rassurer défensivement.
Dans une première période insipide, voire glaciale, ce sont pourtant les joueurs de Dall’Oglio qui ont allumé la seule mèche passable, avec une frappe de Perraud bien repoussée par Maignan (34e). Engoncé dans son bonnet, Christophe Galtier n’a guère apprécié la prestation de ses joueurs, refroidi par le déchet technique, le manque de dynamisme et d’agressivité.
Après la pause, le coach nordiste s’est débarrassé de son couvre-chef mais le frigo est resté bien fermé et les Dogues, malgré les changements offensifs (et un but refusé pour une main de Fonte), ont réussi la performance de ne pas cadrer le moindre tir…
Le chiffre : 33
Cela faisait plus de 33 ans (novembre 1987) que Lille et Brest n’avaient plus fait match nul en Ligue 1. Depuis un 2-2, les deux équipes s’étaient rencontrées treize fois, pour huit succès du Losc et cinq des Brestois.
