Rien ne résiste à Daniil Medvedev actuellement. Pas même le Grec Stefanos Tsitsipas, pourtant tombeur magnifique au tour précédent de Rafael Nadal au terme d’un duel intense. Vendredi matin, à l’issue d’une nouvelle démonstration de force et de sérénité, le Russe, numéro 4 mondial, a anéanti en trois sets (6-4, 6-2, 7-5), et un peu plus de deux heures de jeu (2h09), son jeune rival (n°6) en demi-finale de l’Open d’Australie. Ce duel opposait deux joueurs présentant la particularité d’être suivis par deux coachs français : Gilles Cervara pour Medvedev et Patrick Mouratoglou pour Tsitsipas.
Grâce à cette victoire, Medvedev se qualifie pour sa deuxième finale de Grand Chelem – après l’US Open en 2019. Il affrontera dimanche Novak Djokovic, le numéro 1 mondial et octuple vainqueur du tournoi.
Face à Tsitsipas, de trois ans son cadet, le Russe de 25 ans aura longtemps maîtrisé son sujet avant de trembler un peu en fin de 3e où il a cédé, pour la première fois de la partie, son service. « J’ai eu un peu peur et je me suis un peu tendu parce que c’est une demi-finale de Grand Chelem, et pour nous, ce n’est pas la 50e comme pour Novak ou Roger, a plaisanté l’intéressé au micro de Jim Courier après le match. Ça n’a pas été facile. Mais je suis content d’avoir réussi à me reprendre, en particulier à quelques moments tendus sur mon service, et je suis très content d’être en finale. »
Il reste sur 20 succès et 3 titres sur le circuit
Le plus français des Russes – il s’est longtemps entraîné à Cannes, a résidé à Antibes avant de s’installer à Cannes et s’exprime dans la langue de Molière – poursuit donc son incroyable série. Il a décroché, vendredi, sa 20e victoire de rang sur le circuit. Il n’a plus perdu depuis un quart de finale au tournoi secondaire de Vienne en octobre. Cet échec confirmait sa mauvaise passe post-confinement – il avait également chuté d’entrée à Roland Garros un mois plus tôt – mais s’est, en fin de compte, révélé salvateur.
Depuis il a, en effet, glané les titres au Masters 1000 de Paris, au Masters de fin de saison à Londres, lors de l’ATP Cup avec ses partenaires Russes et il vient d’enchaîner six victoires à Melbourne.
Cette qualification pour la finale lui assure également de monter, pour la première fois de sa carrière, sur le podium de la hiérarchie mondiale lors du prochain classement. Il pourrait même se hisser à la deuxième place en cas de victoire. Il devient le troisième Russe à jouer plusieurs finales de Grand Chelem après Marat Safin (4) et Yevgeny Kafelnikov (3).
