Pour le septième mois consécutif, le marché automobile de voitures neuves est dans le rouge. En février, le décrochage est même spectaculaire avec une dégringolade des immatriculations de 21 % par rapport au même mois de 2020 avec seulement 132 637 unités vendues.
Stellantis, qui regroupe désormais les marques Peugeot, Citroën, Opel et Fiat, a accusé une baisse de 25,64 % de ses immatriculations et Renault a vu les siennes reculer de 22,23 %. Une érosion que l’on retrouve aussi chez les constructeurs étrangers : Volkswagen a vu ses immatriculations chuter de 20,11 %, BMW a connu un recul de 19,95 %… Toyota limite un peu la casse avec une chute de 9,06 %.
« La baisse des commandes du second semestre 2020 se fait sentir ainsi que le début de la pénurie des semi-conducteurs pour le secteur automobile », explique le CCFA. Mais surtout, « les Français conservent leur épargne et repoussent leurs achats lourds », ajoute François Roudier du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), qui s’attend « à un premier trimestre plutôt mauvais, un premier semestre pas très bon, et un redécollage au deuxième semestre. » À cela, les loueurs de voitures dont les activités sont en baisse attendent pour renouveler leur parc automobile. Au total, sur les deux premiers mois de l’année, le marché a affiché une baisse de 14,24 % par rapport à la période de janvier-février 2020.
Carton des véhicules hybrides, le tout électrique en léger recul
Dans cette morosité, les ventes de voitures hybrides (alliant essence et électrique) représentent désormais plus de 23 % du marché, soit une hausse de près de 70 % de hausse en février. Avec 30 198 immatriculations, ces modèles font maintenant presque jeu égal avec les voitures diesels. En revanche, les ventes de véhicules 100 % électriques reculent légèrement après une forte hausse en 2020, avec 8 424 immatriculations sur le mois de février, soit une baisse de -11 %.
Autre fait significatif ce mois-ci. Le véhicule d’occasion, qui se maintenait bien ces derniers mois, est en baisse de près de 8,5 %, avec 453 407 véhicules immatriculés, contre 495 627 en février 2020. Cette chute est particulièrement spectaculaire sur les véhicules d’occasion de moins d’un an avec un effondrement de 42 % (31 637 immatriculations).
