Coupe de France : des billets virtuels pour les « culs rouges »
Ce samedi 13 février, les frères ennemis du football rouennais se retrouvent au stade Robert-Diochon à l’occasion du 8e tour de la Coupe de France. Quevilly Rouen-Métropole (N2) reçoit le Football club de Rouen (N3) dans une atmosphère qui dépasse la simple rivalité sportive depuis la fusion avortée des deux entités qui aurait signé à terme la disparition des Diables rouges du paysage footballistique français. Une hérésie pour les « culs rouges », supporters de ces derniers, qui n’ont toujours pas digéré la manœuvre.
Et si aujourd’hui l’heure est à l’apaisement du côté des équipes dirigeantes, nul doute que ce derby aurait attiré la foule des grands soirs. Huis clos oblige, ce sera pourtant devant des travées vides que les joueurs s’expliqueront alors que, comme l’explique Yann Thenard, le responsable commercial et marketing du FC Rouen, « on pouvait s’attendre à recevoir entre 5000 et 6000 spectateurs ».
« On approche tout doucement de la barre des 400 places vendues »
Cette situation inédite lui a donné une idée, inspirée par les clubs anglo-saxons : « Afin que nos supporters puissent afficher leur soutien, nous avons décidé de lancer une billetterie virtuelle grâce à laquelle on peut se procurer une place officielle pour ce match. » Pour la modique somme de 3 €, chacun peut donc recevoir par mail un billet numéroté de cette rencontre qui sera néanmoins diffusée en ligne sur la plateforme Be Sport.
« On approche tout doucement de la barre des 400 places vendues. Ce n’est évidemment pas une histoire d’argent, mais plutôt une façon de donner les moyens à nos fans d’encourager à distance leur équipe », reprend Yann Thenard. On est encore loin des chiffres un peu fous atteints de l’autre côté de la Manche comme à Inverness, en Ecosse, où le club local risque bien de vendre plus de billets que de places dans son stade de 7 500 sièges pour son match du 26 février prochain.
Fabrice Lesueur, abonné de la tribune Lenoble, avoue « avoir craqué. Je viens de prendre mon billet. Même si le club aurait pu envoyer spontanément un billet virtuel à tous les abonnés, l’idée est bonne. C’est plutôt sympa. Et cela montre bien que ce n’est pas un match comme les autres ». Yann Thenard n’a pas mis de limite à cette vente en ligne, ni de barre à franchir. « On espère juste que les joueurs ressentiront ce soutien à l’heure de rentrer sur le terrain. »