Seine-et-Marne : Antoine Salmon est le nouveau patron de 2500 policiers nationaux dans le département
Il a pris ses fonctions début juin mais a été officiellement installé ce mardi matin, au cours d’une cérémonie organisée dans la cour de l’hôtel de police de Melun. Antoine Salmon, 46 ans, est le nouveau directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP) de Seine-et-Marne.
« Vous le reconnaîtrez désormais comme votre chef. Je vous demande de lui obéir en tout ce qu’il vous commandera pour le bien du service » : c’est par ces mots prononcés par Christian Hirsoil, le directeur central adjoint de la Sécurité publique, autrefois lui-même DDSP en Seine-et-Marne, qu’Antoine Salmon a été « présenté » aux policiers et aux personnalités réunies pour l’occasion.

Antoine Salmon – qui vient de quitter son poste de chef d’état-major au cabinet du Directeur général de la police nationale (DGPN) – est désormais à la tête de 2 500 fonctionnaires. C’est la première fois que ce contrôleur général, entré dans la police voilà une vingtaine d’années, dirigera les services de Sécurité publique d’un département. « J’arrive avec humilité et détermination. Je serai à l’écoute de mes proches collaborateurs expérimentés », confie-t-il.
Les relations police-population, une priorité
Ses objectifs correspondent forcément à ceux fixés par le ministère de l’Intérieur : ses priorités resteront donc la lutte contre les trafics de stupéfiants et la lutte contre les violences faites aux femmes. Il poursuivra également la réforme engagée par son prédécesseur Philippe Justo, resté deux ans à la tête de la police seine-et-marnaise, avant de prendre le poste d’attaché de sécurité intérieure en Espagne.
Une réorganisation qui a consisté à regrouper des commissariats autrefois autonomes, pour créer des agglomérations. Destiné à mutualiser des effectifs, ce remodelage territorial avait suscité en son temps contestations et critiques de la part de certains élus et des syndicats de police.

Antoine Salmon, qui a entamé un tour des circonscriptions, a bien l’intention de rencontrer un maximum de policiers, à tous les échelons de la maison. Sans oublier les syndicats. « Je vais écouter, analyser et ajuster s’il le faut », promet le nouveau patron, que sa carrière a mené dans le Val-de-Marne – où il a été chef d’état-major -, ainsi que dans divers commissariats parisiens. Sans oublier son passage à la préfecture de police de Paris comme « conseiller technique adjoint chargé des affaires de police Paris ».
Un thème lui tient particulièrement à cœur : les relations police-population. « Je suis très attaché à l’image de la police et à son caractère exemplaire. La très grande majorité des fonctionnaires font leur travail de manière irréprochable », insiste-t-il.