Tour de France : 3 choses à savoir sur la 18e étape de Méribel à La Roche-sur-Foron
Entre Méribel (Savoie) et La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie), les grimpeurs trouveront ce jeudi une dernière occasion de s’illustrer. Quatre cols parsèment le parcours de 175 km, avec pour finir la montée du plateau des Glières à 30 km de l’arrivée.
Dernière incursion en montagne
C’est une montée sèche de 6 km à 11, 2 % de moyenne, avec des passages à 15 %. La dernière grande difficulté du Tour est courte mais elle est propice à de gros écarts. D’autant qu’elle est suivie d’un chemin de pierre long de 1,8 km pour atteindre le col des Glières. Seul bémol, il reste ensuite 30 km jusqu’à l’arrivée.

Les maquisards héroïques au plateau des Glières
Le plateau des Glières a été un haut lieu de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Fin 1943, il est choisi comme base d’opérations et reçoit des parachutages britanniques en vue d’équiper les maquisards en armes. Ces derniers, au nombre de 450, repoussent le siège de 3 000 soldats de la Wehrmacht et 700 miliciens français le 23 mars 1944, après avoir été bombardés par la Luftwaffe quelques jours plus tôt. Les maquisards évacuent la place le 26 mars, mais ils subissent de lourdes pertes lors de la traque qui suit (120 morts).
La première de Julian Alaphilippe en 2018
Ce 17 juillet 2018, l’étape montagneuse, longue de 158, 5 km, emmène le peloton d’Annecy jusqu’au Grand-Bornand. Au milieu du parcours, les coureurs grimpent pour la première fois dans l’histoire du Tour la montée du plateau des Glières. Julian Alaphilippe, qui s’est échappé dès le départ avec 19 coureurs, franchit le col en tête. Il se débarrasse de son dernier adversaire, Rein Taaramäe dans le col de Romme puis file s’imposer au Grand-Bornand, sa première victoire d’étape dans le Tour (il en compte cinq aujourd’hui). Il endosse à cette occasion le maillot à pois qu’il conserve jusqu’aux Champs-Elysées.