« Vous seriez venu il y a une semaine, je n’aurais pas été aussi accueillant. » Lionel Gosseaume, derrière sa bonhomie, cache des cicatrices à peine cautérisées. Il est à vif, comme ses ceps de vigne de sauvignon et de gamay, qui subissent depuis une semaine les assauts répétés du gel. Des ballots de paille consumés et des bougies constituent les seules traces visibles de la lutte, depuis plusieurs jours maintenant, contre un ennemi insidieux qui frappe dès potron-minet.
«Il y avait des stalactites dans les vignes» : en Touraine, le gel a fait d’énormes dégâts
