Pas question de baisser la garde au village. En attendant la décision du ministère de la Justice d’implanter ou non à Belloy-en-France la seconde maison d’arrêt du Val-d’Oise, le collectif Belloy sans prison se mobilise. Il organise le 8 mai prochain une manifestation sur la commune alors que le projet est toujours en suspens, entre les mains d’Eric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, qui a indiqué examiner les solutions alternatives.
« Nous devons maintenir la pression », indique le collectif Belloy sans prison, selon qui la décision pourrait intervenir le 18 mai prochain. « L’implantation d’une maison d’arrêt à Belloy-en-France n’a pas encore fait l’objet d’une décision définitive. Nous devons ce sursis à la mobilisation des élus locaux, des riverains via le collectif citoyen et à la réaction du PNR Oise Pays-de-France dont les règles de la charte nous protègent de cette installation. »
La mobilisation doit ainsi s’amplifier le 8 mai prochain à l’occasion « d’un grand rassemblement populaire » organisé au parc de la Marlière à Belloy à partir de 14 heures, « pour que la population et les élus puissent réaffirmer leur opposition à ce choix d’implantation pour la maison d’arrêt. »
Lâcher de pigeons voyageurs
Le collectif indique avoir invité un maximum de maires et d’adjoints, de parlementaires et de conseillers départementaux de la région « pour qu’une marée d’écharpes tricolores apporte son soutien ». Après les prises de paroles, il est prévu un lâcher de pigeons voyageurs « en signe de solidarité et de rassemblement » et la plantation d’un arbre « comme symbole de mémoire et d’avenir de l’action de tous ».
« Patrice Marchand, le président du Parc naturel régional Oise Pays-de-France sera présent, tout comme les élus des conseils municipaux de la communauté de communes Carnelle-Pays-de-France pour cette action symbolique, avant la décision », confie le responsable du collectif, Thibaud Sainte-Beuve.
Ce dernier confie avoir « une lueur d’espoir » : « La décision n’est pas encore intervenue, ce qui je pense aurait déjà été le cas si Belloy était désigné. Cela signifie peut-être que les services du ministère de la Justice regardent sérieusement une solution alternative. » Il espère par ailleurs que l’opposition de Belloy-en-France, sera de la partie. « L’idée est de réaliser un rassemblement et d’éviter les clivages. »
Conduite par Thierry Garçin, l’opposition avait rassemblé près de 150 personnes le 20 mars devant la mairie, pour une marche qui a conduit le cortège en vue du site d’implantation envisagé, de l’autre côté de la voie ferrée. Les manifestants, qui scandaient « notre village n’est pas une poubelle », avaient manifesté leur opposition au projet et soulevé la potentielle pollution du site.
