Pour se repérer au pied des immeubles trapus du quartier des Larris à Pontoise (Val-d’Oise), on s’est souvenu du conseil de Laëtitia Dewalle : « Quand vous voyez une voiture avec un gilet jaune sur le tableau de bord, garez-vous. » La porte d’entrée s’est ouverte sur un séjour lumineux et un petit garçon en pleine roulade sur le canapé… C’est Armand, qui, il y a deux ans et demi, accompagnait sa mère sur les plateaux télé, alors que les ronds-points grondaient en jaune. Les téléspectateurs découvraient cette femme brune au verbe assuré, autoentrepreneuse, mère de trois garçons, porte-parole des Gilets jaunes du Val-d’Oise. « Je la kiffais. Elle savait envoyer du bois face aux journalistes » – le compliment vient d’une autre personnalité médiatique du mouvement, Jérôme Rodrigues.
«Affronter le système, ça a ses limites» : Laëtitia Dewalle, du Gilet jaune à l’écharpe tricolore
