Dieu qu’elle l’aime cette ancienne maison religieuse du XVIIe siècle, miraculeusement épargnée par les bombardements. Elle y vit depuis vingt-huit ans. Et pourtant, Véronique Deschamps ne s’y sent plus chez elle depuis 2016, date à laquelle l’un des trois appartements aménagés dans cette petite bâtisse malouine est devenu un logement loué toute l’année sur Airbnb. Allées et venues incessantes, incivilités… « Je n’ai jamais demandé à vivre dans un hall de gare. C’est un cauchemar. Je souffre et les propriétaires qui sont au Canada n’en ont rien à faire », s’énerve cette coiffeuse de 57 ans qui poursuit ses voisins en justice. « J’en suis déjà à plus de 9000 euros de procédure judiciaire depuis trois ans. D’autres habitants dans le quartier ont lâché l’affaire et préféré déménager à cause des nuisances. »
Pour ou contre Airbnb : le dilemme de Saint-Malo
