De l’extérieur, le Racing ressemble à un vieux sénateur repu, assoupi, affalé sur son pupitre à l’heure des débats. Bien chauffé, bien nourri, il n’oppose à ses adversaires que les soubresauts mollassons de son imposante stature. De l’intérieur, les Ciel et Blanc apparaissent comme des enfants perdus. Dépassés. Meurtris. Loin de leurs aspirations du début de saison. Très loin de leurs ambitions. « Je ne sais pas d’où ça vient », hésite le demi de mêlée Teddy Iribaren. « On est dans le dur, c’est sûr, admet le capitaine Maxime Machenaud. A nous de prendre conscience que rien n’est acquis et qu’il faut donner davantage quand on porte ce maillot. » Où est donc passé ce candidat aux titres, armé pour tout casser, rafler les lauriers que seuls les Toulousains semblaient en mesure de leur disputer ?
Top 14 : le Racing joue gros contre Clermont
