On l’appelle le Téléphone du vent. C’est une cabine avec un vieux combiné noir, plantée là, au milieu d’un immense jardin, sur les pentes abruptes du Mont Kujira-yama, dans le nord-est du Japon. Depuis le tsunami du 11 mars 2011, qui a fait près de 20 000 morts dans cette région, des milliers de personnes poussent sa porte, chaque année. Ils s’emparent de l’appareil, qui n’est pas branché. Et s’adressent à leurs proches défunts. Laura Imai Messina s’est inspirée de ce lieu, qui existe réellement, pour écrire son très beau roman « Ce que nous confions au vent ». Il vient de paraître chez Albin Michel.
Un Téléphone du vent pour parler aux morts du tsunami au Japon : l’histoire vraie devient un livre
