Boulogne-Billancourt: Cristache C. condamné à vingt-cinq ans de réclusion
Jugé pour assassinat et double tentative de meurtre, Cristache C. est condamné à vingt-cinq ans de réclusion. Rendu ce vendredi soir au terme de neuf jours de procès et sept heures de délibéré, le verdict prononcé est plus sévère que les réquisitions de l’avocate générale, qui avait demandé vingt ans de réclusion à l’encontre de cet homme de 65 ans. S’il pouvait y avoir débat sur la peine, la culpabilité n’a sans doute pas posé question aux jurés. Cristache C. a toujours reconnu avoir abattu Salah E., son rival, le 14 décembre 2014 à Boulogne-Billancourt. D’ailleurs, il s’était rendu le lendemain du crime, comme l’ont rappelé ses avocats, Mes Camille Radot et Antoine Vey dans leurs plaidoiries.
Le mobile demeure incertain
Le procès n’aura pas permis d’éclaircir définitivement le mobile du crime. Cristache C. a toujours expliqué ses actes par la jalousie amoureuse, sa compagne étant devenue la maîtresse de Salah E. Il l’avait tué de trois balles tirées dans le dos, dont une, fatale, tirée dans la nuque à 15 cm de distance. Mais « la personnalité trouble » de la victime, comme l’a rappelé l’avocate générale, Virginie Deneux, les activités peu claires de Cristache C. laissent envisager un règlement de comptes lié aux affaires occultes des uns et des autres. D’autant que l’épouse de la victime avait assuré que Salah E. avait 450 000 € sur lui quand il a été abattu.
Cristache C. est également condamné pour avoir tenté de tuer son ex-compagne et la sœur de celle-ci, deux mois avant l’assassinat. La question de sa véritable intention de les tuer s’est posée au cours des débats. Mais les jurés ont tranché et considèrent qu’il s’agit bien d’une double tentative de meurtre.
Soupçonnés d’avoir renseigné Cristache C. sur les allées et venues de Salah E., trois autres hommes ont comparu dans ce procès, accusés de complicité. Deux d’entre eux sont acquittés. Le troisième est condamné à dix ans d’emprisonnement. Là encore, la peine prononcée est supérieure à celle qui avait été requise.