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Coupe de France : une finale choc entre le PSG et Monaco, du jamais vu depuis dix ans

Une affiche royale ! La 104e édition de la Coupe de France s’achèvera le 19 mai en apothéose en offrant un choc, un vrai, entre le PSG et Monaco, deux pensionnaires du carré d’as de la Ligue 1. Ça n’a rien d’anodin au regard du passé récent d’une épreuve où la hiérarchie supposée est souvent sujette à contestation. Si le PSG, version Qatar, s’invite systématiquement en finale depuis 2015, il y a souvent été confronté à des adversaires d’une moindre envergure.

En juillet 2020, Saint-Etienne avait, ainsi, fini une saison tronquée par la pandémie en 17e position. Au printemps 2019, Rennes, bourreau des partenaires de Neymar lors de la séance de tirs au but (2-2, 6 tab à 5), avait bouclé son exercice à une anonyme 10e place. La remarque vaut encore plus pour Les Herbiers, héroïque Petit Poucet issu du National ramené à la raison par Paris un an plus tôt (2-0). Même le PSG-OM du 21 mai 2016 (4-2) n’échappait pas à cette récurrence. Sa médiatisation résultait, avant tout, de la rivalité endémique des deux clubs.

Sur le terrain, il s’agissait, en revanche, d’une confrontation déséquilibrée entre l’ogre parisien et une formation phocéenne où quatre entraîneurs, pas un de moins, s’étaient succédé en l’espace de neuf mois (Bielsa, Passi, Michel puis Passi. ) Le derby breton Guingamp-Rennes, épilogue de la Coupe de France 2014 mettait, lui, aux prises deux formations de la seconde partie de tableau (16e et 12e).

Les affiches du début des années 90

Il faut, en réalité, remonter à la finale 2011 remportée par le Lille de Rudi Garcia, en route vers le premier doublé de son histoire, pour retrouver un duel aussi alléchant et équilibré. Le 14 mai 2011, les Dogues éconduisaient, alors, le PSG, 4e de Ligue 1, grâce à un but tard venu de Ludovic Obraniak (89e). Présentée comme le paradis des Cendrillon, la doyenne des épreuves a d’ailleurs souvent mis en lumière des sans-grade. Balayés jeudi par Monaco (5-1), les amateurs de Rumilly Vallières étaient aux portes de rejoindre le Calais de 2000, seul club de niveau 4 à s’être invité en finale.



En jetant un œil dans le rétro, on identifie clairement la fin des années 80, puis le début de la décennie suivante comme l’âge d’or d’une compétition alors appréciée des cadors. En 1989, la finale opposait l’OM (1er de D1) à Monaco (3e). En 1991, les deux rivaux sudistes, respectivement 1er et 2e de l’élite, réglaient une question de suprématie sur la pelouse du Parc des Princes (0-1). En 1993, enfin, Paris, dauphin de l’OM en championnat (le titre n’avait pas été attribué en raison de l’affaire VA-OM), surclassait le Nantes de Jean-Claude Suaudeau (3-0).