Issy-les-Moulineaux dote ses écoles et crèches de capteurs de CO2
Entre le contrôle du port du masque, du lavage des mains, des gestes barrière et de la circulation des élèves dans les couloirs, la gestion du protocole sanitaire relève parfois d’un vrai casse-tête pour le personnel au sein des écoles. Comment ne pas oublier par moments de simplement aérer une pièce pour veiller au renouvellement de l’air devenu indispensable dans la lutte contre le Covid-19 ?
C’est pourquoi Issy-les-Moulineaux a commandé 50 capteurs de CO2 qui sont installés ce mois-ci dans toutes les cantines scolaires ainsi que dans les crèches municipales. Ces petits boîtiers au prix de 200 € l’unité, produits par la société Pyrescom à Perpignan, donnent en temps réel des informations sur la qualité de l’air ambiant. Le CO2 étant produit par la respiration humaine, l’installation de ces capteurs permettra de vérifier la pureté de l’air.
« Nous avons choisi dans un premier temps, les réfectoires et les crèches car ce sont des lieux où les enfants ne portent pas le masque, nous agissons dans l’urgence sanitaire avant d’étudier ensuite un usage plus élargi », explique Fanny Vergnon, maire adjointe en charge de l’architecture et des bâtiments.
Ces capteurs Class’Air sont paramétrés sur trois seuils de concentration de CO2 dans l’air, établis par le Haut Conseil de la santé publique avec un code couleur. Vert lorsque la qualité est bonne, orange pour le seuil moyen et rouge lorsqu’un pic de concentration est atteint (au-delà de 1 000 ppm, c’est-à-dire mille molécules polluées pour un million).
Dès que l’ampoule Led devient orange, la pièce doit être aérée. « Nous avons déjà fait un test pendant une dizaine de jours dans une école, c’est pratique et ça a rassuré tout le monde, c’est une chose en moins à gérer, si on oublie d’aérer, le capteur le rappelle, un enfant peut même le signaler », ajoute l’élue.
En parallèle, les capteurs permettront également de suivre la température des salles concernées, afin de voir si les mesures d’aération ne font pas trop baisser la température. Ils sont validés par le Cofrac, organisme d’accréditation, et référencés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).