Un soutien de poids pour le gouvernement. La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a estimé vendredi que l’interdiction par le gouvernement de la manifestation pro-palestinienne de samedi était une « décision sage ». « Nous avons connu en 2014 une manifestation extrêmement violente, très difficile. La situation est de très très grande tension. Et je pense que cette décision est une décision sage », a-t-elle affirmé sur radio J.
La manifestation en soutien au peuple palestinien prévue samedi à Paris a été interdite jeudi à la demande du gouvernement en raison de « risques de troubles à l’ordre public ». « Il ne peut pas y avoir de manifestations de haine, de manifestations antisémites en France », a martelé ce vendredi matin Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. L’ancien maire de Tourcoing faisait référence à un rassemblement en 2014, où des « mort aux juifs » avaient été proférés.
Les Insoumis vent debout
Cette décision n’a pas été du goût de La France insoumise. Le mouvement mené par Jean-Luc Mélenchon a considéré que cette interdiction était une « provocation » et une « atteinte à la démocratie ». De leur côté, les organisateurs de la manifestation espéraient vendredi obtenir de la justice l’annulation de son interdiction. « De très nombreux policiers et gendarmes seront mobilisés, quelle que soit la décision du tribunal », a prévenu Gérald Darmanin.
Il n’y a pas qu’en France où les manifestations autour du conflit israélo-palestinien font débat. L’Allemagne, via le porte-parole du gouvernement, a ainsi déclaré ce vendredi : « Ceux qui utilisent ces manifestations pour crier leur haine des Juifs abusent du droit de manifester », a fustigé Steffen Seibert. « Notre démocratie ne tolérera pas les manifestations antisémites ».
Les affrontements entre le Hamas et Israël avaient fait vendredi matin plus de 100 morts à Gaza, et neuf côté israélien, où se sont abattues environ 2 000 roquettes depuis le début du conflit.
