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Le Blanc-Mesnil : l’ex-maire PCF dément être derrière le binôme LR «fantôme» aux départementales

Daniel Feurtet, ex-député-maire (PCF) du Blanc-Mesnil, a-t-il manigancé une fausse candidature Les Républicains aux élections départementales des 20 et 27 juin afin de faire de l’ombre au binôme de droite soutenu par Thierry Meignen (Libres !), l’actuel maire du Blanc-Mesnil ? C’est ce qu’a affirmé ce dernier le 11 mai dans un post Facebook qui a fait l’objet d’un article paru sur notre site Internet le lendemain.

Si nous n’étions parvenus alors à joindre Daniel Feurtet, il nous a depuis fait part, par mail, de sa « stupéfaction » et de sa « colère » à la suite de ces accusations qui mettent en cause « son honneur ». L’ancien élu ― injoignable par téléphone ― affirme n’avoir rien à voir avec la candidature du binôme Marylène Bocquillon/Franck Gennevraye, enregistrée par la préfecture de Seine-Saint-Denis sous l’étiquette LR dans le canton du Blanc-Mesnil.

Thierry Meignen a dénoncé cette candidature en publiant sur Facebook une lettre manuscrite de Marylène Bocquillon. Cette Drancéenne de 31 ans y explique avoir découvert dans nos colonnes qu’elle était candidate titulaire sous l’étiquette LR. Alors qu’elle pensait seulement figurer sur une liste soutenue par Daniel Feurtet.

«Les Républicains au lieu de Républicains»

Dans le mail adressé à notre journal, celui qui fut maire du Blanc-Mesnil de 1989 à 2008 assure que c’est Marc Boulanger (DVD), son ancien rival de droite, qui est à l’initiative de cette candidature « fantôme ». Ce que ce dernier confirme.

« J’ai bien demandé à ces deux personnes d’être candidates, mais il y a eu une erreur lors du dépôt des listes : la préfecture les a enregistrées sous l’étiquette Les Républicains au lieu de Républicains », explique l’ancien élu, qui admet avoir formé ce binôme pour contrecarrer la candidature de Vijay Monany (DVD), le directeur de cabinet de Thierry Meignen.

Marylène Bocquillon confirme qu’elle a bien été contactée par Marc Boulanger. Mais elle maintient qu’elle a ensuite rencontré Daniel Feurtet, pensant lui apporter son soutien. « Il y a sûrement eu un malentendu à un moment ou à un autre », juge l’intéressée, qui a depuis demandé à retirer sa candidature, n’ayant au fond aucune ambition politique.

« Bah voyons ! Donc Marylène Bocquillon aurait menti en disant qu’elle a été en contact avec Monsieur Feurtet ?, feint de s’interroger Thierry Meignen à la lecture de la réaction de son prédécesseur. Bien sûr qu’elle a dit la vérité. Cela montre bien que Marc Boulanger et les communistes sont de mèche. Ce n’est pas la première fois qu’ils travaillent main dans la main. Aux municipales de 2014, Marc Boulanger, qui s’était présenté contre moi, avait déjà appelé à voter Didier Mignot (NDLR : le candidat communiste) au second tour. »