Dans l’Eure, Saint-Georges-du-Vièvre s’est mobilisé pour sa coiffeuse

À 21h30, le 7 avril, un incendie se déclare dans les combles d’un immeuble apparemment suite à un court-circuit. Il se propage à l’immeuble voisin, propriété de Christelle Kowolik, l’une des coiffeuses du village qui y loue un appartement. L’intervention des sapeurs-pompiers occasionnera également des dégâts dans son salon de coiffure, situé au rez-de-chaussée avec un plancher à refaire totalement ainsi que la peinture. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer. Après vingt-cinq ans d’activité dans les lieux, la commerçante doit se résoudre à fermer. Mais, c’était sans compter sur la solidarité des habitants et de la municipalité : « De nombreux clients m’ont appelée le soir du sinistre. J’ai la chance d’avoir une clientèle en or ! »



« Ma première réaction fut de prévenir mes clients et de décaler les rendez-vous, raconte Christelle Kowolik. Mais, jusqu’à quand ? Il fallait que je trouve une solution, car je ne suis pas du style à rester sans réaction. Comme je fais déjà deux jours de coiffure à domicile, j’avais cette possibilité. Et je voulais trouver un local, mais ça s’annonçait difficile dans notre petit village. Un client m’a aussi proposé de m’installer dans sa maison à vendre. Cela m’a touché, mais elle pouvait être achetée rapidement et je n’avais pas de délai. »

C’est là, qu’une conseillère municipale lui a déclaré que le village ne pouvait pas la laisser dans cet état. Aussitôt, le maire, Jean-Claude Quesnot (SE), a décidé de prêter à la coiffeuse une salle d’exposition au cœur de la mairie : « C’est vraiment chouette ! Je ne me suis pas posé de question. On a trouvé un camion, des sacs et des cartons. Trois jours plus tard, j’étais en place et je pouvais coiffer ! »

Réouverture espérée pour la mi-juin

Depuis un mois et demi, « après avoir reçu des tas de messages bienveillants », les clientes et clients sont au rendez-vous : « Ils me disent : on ne peut pas vous lâcher. On vous suit et on vous connaît depuis si longtemps. D’autres m’ont écrit qu’ils se feraient coiffer n’importe où avec moi. Cela fait du bien moralement. Je ne pensais pas être autant estimée. Maintenant, on rigole un peu de la situation. De se faire coiffer à la mairie ! »

Christelle Kowolik doit également gérer la partie administrative avec les assureurs, les experts « qui n’ont pas encore rendu leurs rapports. J’ai dû faire des devis et contacter un maître d’œuvre. Le plus rassurant, c’est que je pourrai rouvrir avant la réalisation des gros travaux de l’appartement et de la toiture. J’espère pour la mi-juin ».

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