Ruches vandalisées en Essonne : l’agriculteur mis en cause devra accomplir un stage de citoyenneté
Ce jeudi, au tribunal d’Evry-Courcouronnes (Essonne), Julien Perrin n’était pas seul. L’apiculteur de Gometz-le-Châtel était entouré de représentants du monde agricole venus se porter partie civile pour le soutenir dans ses démarches judiciaires. Notamment le Groupement de défense sanitaire apicole d’Ile-de-France (GDSAIF), des syndicats agricoles et apicoles.
Après avoir retrouvé ses ruches en vrac dans la rivière, fin février, Julien Perrin avait déposé plainte pour vol. Le parquet d’Evry-Courcouronnes avait décidé de juger le mis en cause, un agriculteur local, par le biais d’une composition pénale, soit une alternative aux poursuites. La décision est tombée ce jeudi : l’homme devra effectuer un stage de citoyenneté moyennant la somme de 150 euros.
« Pour justifier son geste, il prétexte un échange de cultures entre agriculteurs », indique Me Marc Adrian, avocat de Julien Perrin. Pour l’apiculteur, l’affaire ne s’arrêtera pas là. Une procédure va être intentée au tribunal correctionnel pour réclamer le paiement de « 20 000 euros d’intérêts civils », poursuit Me Adrian.
« Si je gênais quelqu’un, on pouvait m’appeler »
Le 17 février, Julien Perrin avait été alerté par son appareil photo détecteur de mouvement. « J’étais en train de manger et là je vois un gars avec une brouette en train de ramasser les ruches » nous confiait-il. Il avait appelé aussitôt la gendarmerie et foncé sur le terrain où elles se trouvaient, en lisière de forêt sur un terrain en friche privé, entouré de champs agricoles.
Puis un promeneur l’avait alerté après avoir retrouvé d’autres ruches au fond d’une rivière. Ce qui avait provoqué le dépit et la colère de Julien Perrin. « Si je gênais quelqu’un, on pouvait m’appeler, il y a mon téléphone sur les ruches. Quand une voiture est mal garée, on ne la casse pas à coups de massue ! »