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Asnières-sur-Seine: deux jeunes proxénètes présumés arrêtés

Trois filles qui enchaînent les passes dans un appartement loué par un jeune homme, un autre assurant la sécurité des prostituées des jeunes femmes. Voilà comment fonctionnait ce petit réseau de prostitution, à l’abri des regards à Asnières-sur-Seine. À l’abri de certains regards.

Car ce sont les riverains de la rue Olympe-de-Gouges, qui ont permis l’arrestation de deux jeunes proxénètes présumés, traduits devant le tribunal judiciaire de Nanterre jeudi, pour y être jugés en comparution immédiate. L’arrivée trop tardive du dossier au tribunal, son épaisseur et l’enjeu pour les prévenus a décidé la présidente des comparutions immédiates du jour à renvoyer le procès. Ces deux garçons seront donc jugés le 24 juin prochain. En attendant, ils sont sous les verrous.

Ces dernières semaines, les résidents de la rue Olympe-de-Gouges ont fait savoir au commissariat que les allées et venues étaient incessantes au numéro 18. Parallèlement, certains se sont connectés à la plateforme de signalement des points de deal, opérationnel depuis mars dernier. Sans doute ont-ils associé les allées et venues au marché du stupéfiant. Quatre signalements ont ainsi été envoyés au Centre de renseignement opérationnel sur les stupéfiants.

Des prostituées âgées de 19 à 28 ans

La police locale a donc organisé une planque aux abords de l’immeuble. Et observé en un week-end, le passage de plusieurs dizaines de clients. Le temps d’identifier ceux qui occupaient l’appartement, les enquêteurs y sont intervenus mardi. Trois jeunes prostituées, âgées de 19, 22 et 28 ans, s’y trouvaient.

Les policiers ont arrêté deux proxénètes présumés. Le premier, 24 ans, avait loué l’appartement. « Il reconnaît mais il n’avait pas compris que louer pour des prostituées, c’était du proxénétisme », selon son avocat. Ce dernier n’a toutefois pas plaidé le fond de l’affaire puisque, ce jeudi, il ne s’agissait que de décider du placement en détention avant le procès. Le second, 23 ans, qui achevait une peine de prison dans un centre de semi-liberté, est celui qui assurait la sécurité, caché dans la salle de bains pendant que les jeunes femmes recevaient les clients.