Mega 24 News France

Finale de la Coupe d’Europe : Toulouse et La Rochelle prêts pour un grand combat

Une explication entre premiers de la classe. Toulouse et La Rochelle, les deux meilleurs clubs français actuels, le leader et son dauphin en Top 14, s’affrontent lors de la sixième finale 100% tricolore de l’histoire de la Coupe d’Europe ce samedi (17 h 45) à Twickenham. Dix mille spectateurs sont attendus dans le temple du rugby anglais, dont un millier de Français résidant à Londres. Si le duel paraît équilibré sur le papier entre deux formations joueuses conduites par les internationaux tricolores Dupont – Ntamack, d’un côté, et Alldritt – Dulin de l’autre, le palmarès penche nettement en faveur des Toulousains déjà sacrés quatre fois. « C’est une équipe avec des individualités très fortes, le groupe est très puissant aussi mais après, ce sera du 50-50, souligne le capitaine rochelais, le deuxième ligne Romain Sazy. Je pense qu’on s’est très bien préparés. Et la question de l’expérience avait été évoquée juste avant la demi-finale contre le Leinster (NDLR : victoire 32-23). Il faut arrêter de se cacher là-dessus, L’expérience on l’a.»

S’il n’a jusqu’à maintenant disputé et perdu qu’une finale du Challenge européen, « la petite Coupe d’Europe », contre Clermont en 2019, le Stade rochelais, remonté de Pro D 2 en 2014, n’a cessé de grandir sous l’impulsion des managers Patrice Collazo puis Jono Gibbes depuis 2018, comme en attestent ses participations en demi-finales du Top 14 en 2017 et 2019. « On a conscience d’avoir franchi une étape contre le Leinster (NDLR : en demi-finale il y a trois semaines) mais ce n’est pas une fin en soi, ajoute Sazy. On est à 80 minutes de pouvoir changer la donne sur pas mal de choses pour ce club.»

Côté toulousain, Antoine Dupont, capitaine en l’absence de Julien Marchand, suspendu, a vite pris la mesure de l’évènement. « Depuis notre bouclier de Brennus en 2019, on rêve de ce titre, affirme le demi de mêlée. On connaît l’importance de cette compétition pour le club. On sait qu’un grand défi nous attend, notamment au niveau du pack car les Rochelais sont très puissants mais on a le potentiel pour répondre dans ce domaine-là. » Aucun signe de nervosité chez l’international tricolore. Chez ses coéquipiers non plus d’ailleurs. « Nous sommes entrés dans ce stade mythique, je pensais qu’ils ressentiraient un peu de pression mais même pas, sourit le manager Ugo Mola à la sortie de la mise en place des Toulousains sur la pelouse londonienne. Cela ne les atteint pas. Ils ont cette décontraction qu’ils montrent en toute occasion. C’est de l’insouciance et l’envie de passer des bons moments ensemble. »

Les équipes

La Rochelle: Dulin – Leyds, Doumayrou, Botia, Rhule – (o) West, (m) Kerr-Barlow – Gourdon, Vito, Alldritt – Skelton, Sazy (cap.) – Atonio, Bourgarit, Priso. Entr. : Gibbes.

Remplaçants: Bosch, Wardi, A. Joly, T. Lavault, Liebenberg, P. Boudehent, Retière, Plisson

Toulouse: Médard – Kolbe, Mallia, Ahki, Lebel – (o) Ntamack, (m) Dupont (cap.) – Cros, Kaino, Elstadt – Ri. Arnold, Ro. Arnold – Faumuina, Mauvaka, Baille. Entr. : Mola.

Remplaçants: G. Marchand, Castets, Ainu’u, Tekori, Flament, Tolofua, Germain, Ramos