Il y a sept mois, l’entraîneure Louisa Carberry devenait la deuxième femme à remporter l’épreuve référence en obstacle, le Grand Steeple-Chase de Paris (Groupe I). L’Anglaise de 35 ans est désormais la seule à le compter deux fois à son palmarès grâce à Docteur de Ballon une nouvelle fois. Arrivée en France il y a quatorze ans et installée à Senonnes (Mayenne) depuis 2014, avec son mari Philip qui a gagné deux fois cette course de légende en tant que jockey, Louisa Carberry a laissé parler ses émotions à l’hippodrome d’Auteuil.
Vous étiez en larmes après la course. Comment réagissez-vous après ce nouveau succès de Docteur de Ballon ?
LOUISA CARBERRY. Je suis une enfant gâtée et je veux montrer mon jouet à tout le monde (rires). Nous n’étions pas forcément là pour gagner mais plutôt pour se faire plaisir. Mais ce cheval donne tout ce qu’il a.
Avez-vous vécu la course comme en 2020 ?
On était plus sereins, car il (Docteur de Ballon) n’a plus rien à prouver. Le plus important est qu’il ne lui arrive rien.
Quand avez-vous cru à la victoire ?
À la dernière haie, il y avait encore Carriacou devant, et on connaît son niveau. Mais je me suis dit que si Docteur de Ballon produisait la même accélération qu’en octobre dernier, ça allait être compliqué de le battre. Et voilà…
Comment qualifieriez-vous votre cheval ?
C’est un don du ciel, le cheval d’une vie. J’ai énormément de chance de l’entraîner. Je trouve incroyable qu’il arrive encore à sprinter de cette façon après 6 000 m. Il est tellement intelligent et calme qu’il garde tout pour la fin.
Comme l’année dernière, votre mari Philip n’était pas présent à vos côtés sur l’hippodrome d’Auteuil…
Il préfère rester à la maison. Je ne sais même pas s’il connaît encore l’arrivée au moment où je vous parle (rires). S’il a fait comme en 2020, il doit encore avoir son téléphone éteint. Il avait même regardé le résultat sur le site du PMU une demi-heure après la course.
