Suresnes : leur mobilisation a permis la création d’une école en Afrique

Être âgés de moins de 30 ans ne les a pas empêchés de courir après les vaccins. Mais à dire vrai, Smaïl, Louise, Abdarahmane et leurs potes du Centre pour l’initiative des jeunes (Celije) de Suresnes n’ont pas cherché à contrer, avant l’heure, les formes graves du Covid-19. Ils se sont juste protégés des hépatites ou de la fièvre jaune, avant leur départ, ce dimanche, pour le Sénégal où les membres de cette association ont financé la construction d’une école.

Dix petits jours leur ont suffi pour réunir les 5 000 euros nécessaires à la levée de quatre murs et d’une charpente dans le petit village de Golgaindé, à l’ouest du Sénégal. Une somme récoltée grâce à la générosité d’internautes convaincus par la vidéo réalisée et postée sur les réseaux par ces 15 jeunes, sélectionnés parmi les 70 habitués de l’association pour leur motivation et leur implication.

« Dans cette vidéo, ils ont tout simplement expliqué la genèse du projet et pourquoi, ils leur tenaient vraiment à cœur, précise le nouveau responsable de l’association, Smaïl Belkacem, qui a su insuffler une nouvelle dynamique à cette structure jeunesse installée à Suresnes depuis 2011. Il faut croire qu’ils ont été convaincants parce qu’en une semaine et demie, on avait l’argent dont on avait besoin et même un peu plus. »

Travaux de peinture et distribution de fournitures scolaires

Dans le village sénégalais, où la petite école est déjà construite, l’équipe du Celije – constituée d’étudiants, de demandeurs d’emploi, de cadres, de travailleurs sociaux et de jeunes actifs – n’arrivera pas en inspectrice des travaux finis. Ni les mains vides puisque les jeunes emmènent un lot de fournitures scolaires récupérées au collège Jean-Macé et à l’école Estienne-d’Orves.

« On va distribuer ces fournitures mais aussi aider aux finitions, mettre un petit coup de peinture » résume Smaïl. « On n’est pas maçons, ni couvreurs mais on va quand même mettre la main à la pâte » se marre Abdarahmane, 24 ans, heureux de voir aboutir ce projet sur les terres d’origine de ses parents. « Avec le Celije, je participe déjà à pas mal d’initiatives sociales comme des maraudes ou des distributions de colis alimentaires mais là, c’est la première fois qu’une de nos actions prend une dimension humanitaire. »

En fait, pas tout à fait. En décembre dernier, l’association avait financé l’achat et l’envoi d’une pompe à eau, déjà au profit d’un village de la côte ouest du Sénégal.

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