Un point. C’est tout ce qu’il aura donc manqué au PSG cette saison pour finir champion de France – grâce à une meilleure différence de buts – à la place de Lille. Avec huit défaites (contre trois pour le Losc), Paris a trop laissé passer sa chance. Même les quatre matchs nuls pèsent lourd à l’heure du bilan qui est aussi forcément celui des regrets. Petit tour d’horizon des douze matchs qui ont privé Paris du titre.
10 septembre. Lens-PSG : 1-0. « Le champion déjà au tapis » titre notre journal à l’issue de cette défaite inattendue chez le promu lensois, trois semaines après une finale de Ligue des champions à Lisbonne. Il est vrai que Navas, Marquinhos, Paredes, Neymar, Di Maria, Icardi, puis Mbappé, sont absents pour cause de coronavirus. Avec les jeunes Bulka dans le but, Ruiz-Atil et Kalimuendo titulaires, Paris finit par craquer sur un but de Ganago (57e) consécutif à une mauvaise relance du gardien polonais qui finira prêté à Châteauroux.
13 septembre. PSG-Marseille : 0-1. Trois jours après la première défaite en ouverture de sa saison depuis 2011, le PSG perd son premier clasico depuis dix ans. Thauvin a surgi pour tromper Rico (31e) et Paris n’a fait croire à un retour que sur une poussée marquée par deux exploits de Mandanda, devant Sarabia (57e) et Neymar (59e) puis sur un ballon que n’a pas pu reprendre le Brésilien devant le but ouvert (69e) sans doute perturbé par son conflit avec Alvaro.
20 novembre. Monaco-PSG : 3-2. C’est un match qu’il avait en main et que le PSG a laissé filer. Paris menait 2-0 à la pause avant de s’incliner. « Inadmissible », « catastrophique », dira Kimpembe à la fin de la rencontre.
28 novembre. PSG-Bordeaux : 2-2. Paris n’aura jamais été à l’abri des mauvaises surprises cette saison. Ce match nul n’est pas la faute du jeune Pembélé, qui marque contre son camp pour sa première titularisation. « On doit améliorer certains détails, jouer plus en équipe », concédera Neymar au micro de Canal + à l’issue d’une rencontre que Paris aurait même pu perdre en fin de match.
13 décembre. PSG-Lyon : 0-1. La série des défaites contre les adversaires directs pour la course au titre débute ce soir-là. Dans son analyse, notre journaliste Dominique Sévérac écrit : « Le PSG a été rattrapé par ses maux de la saison, entre son fond de feu indigne, les errances tactiques de son entraîneur, sa lassitude certains soirs, ses blessés à chaque match. Secouez bien, c’est le cocktail de la défaite, la quatrième de la saison en championnat en seulement 14 journées, un rythme inquiétant. Dans une semaine, Paris se rend à Lille et l’idée va cheminer : le titre de champion peut-il échapper au club de la capitale ? »
20 décembre. Lille-PSG : 0-0. On sait désormais que le tacle décisif de Presnel Kimpembe en fin de match pour empêcher Yilmaz d’aller marquer n’aura donc pas suffi pour être champion. Devant, Kean manque d’efficacité et gâche plusieurs occasions. Thomas Tuchel n’a pas trouvé la solution pour faire un coup dans le Nord. Trois jours après, il sera débarqué.
6 janvier. Saint-Etienne-PSG : 1-1. Le premier match de l’ère Pochettino peut aussi laisser des regrets face à un adversaire mal classé. Le PSG devient vite brouillon et laisse passer une belle occasion de s’imposer dans le temps additionnel sur une frappe de Sarabia qui passe au-dessus…
31 janvier. Lorient-PSG : 3-2. Qu’ils coûtent cher, ces trois points abandonnés au Moustoir… Paris menait 2-1, mais il a laissé revenir Lorient en fin de match avec notamment un contre de Moffi dans le temps additionnel, alors que tous les Parisiens étaient montés aux avant-postes. « C’est une faute d’école. C’est un scandale ! » commentera Eric Rabesandratana au sujet de cette action.
21 février. PSG-Monaco : 0-2. Comme écrit dans nos colonnes : Paris « ne peut pas devenir champion de France 2021 avec autant de peine face aux gros et un jeu aussi limité collectivement ». La domination des hommes de Kovac a été nette. C’est peut-être la défaite qui nourrit le moins de regret.
14 mars. PSG-Nantes : 1-2. Après le revers contre Monaco, les Parisiens avaient passé un pacte visant à décrocher 12 succès lors des 12 derniers matchs. Patatras ! Une mauvaise passe en retrait de Mbappé offre un second but aux Nantais dans une soirée marquée par les perturbations engendrées par les cambriolages chez Di Maria et la famille de Marquinhos.
3 avril. PSG-Lille : 0-1. L’occasion était belle de se reprendre après deux défaites au Parc. Mais face aux hommes de Galtier, Paris va craquer, une fois de plus, alors que les occasions étaient là mais que Maignan a détourné le tir croisé de Mbappé en début de match. Face à un adversaire qu’il avait dominé 3-0 en Coupe de France le 17 mars, Paris ne parvient pas à se révolter et fini à dix avec l’expulsion de Neymar bien trop nerveux.
9 mai. Rennes-PSG : 1-1. C’est le dernier épisode si symbolique de cette saison des occasions manquées. Paris mène en Bretagne mais se fait rejoindre et se retrouve alors à trois points de Lille. Le match nul contre Saint-Etienne des Nordistes (0-0) ne fera qu’aviver les regrets d’un titre envolé, alors qu’il aura été toute la saison à portée de main.
