La SNCF annonce une reprise du RER C ce lundi

Enfin une bonne nouvelle sur le front du RER C! La gigantesque poutre de 370 tonnes qui s’est effondrée sur les rails entre Austerlitz et Bibliothèque-François-Mitterand, il y a deux semaines, a pu être totalement dégagée ce vendredi matin, à 5h30, comme le montrent les images publiées sur Twitter par SNCF Réseau.

Les travaux de réparation des rails, traverses, caténaires et installations ont donc pu débuter « en urgence pendant une opération coup de poing de 72 heures », assure l’opérateur. Et le trafic va pouvoir être rétabli, dès lundi.

Ce sera progressif. Mais l’opérateur prévoir la reprise sur le tronçon du RER C qui n’était pas desservi. Les circulations TER et Intercités resteront maintenues au départ et à l’arrivée de Paris Gare de Lyon et de Paris Bercy.

Puis, mardi, le trafic sera normal sur la ligne C du RER. La circulation des TER et Intercités reprendra normalement au départ et à l’arrivée de Paris Austerlitz dès le début du service.

Un soulagement pour les usagers du RER C qui depuis le 1er décembre sont contraints de trouver des alternatives. Aucun train ne circule entre Austerlitz et le sud est du RER C. La SNCF conseille encore à ceux qui le peuvent de reporter leur trajet ou de se rabattre sur le RER B ou le RER D. Des bus de substitution ont toutefois été mis en place et la circulation entre les gares de Saint Quentin en Yvelines et Viroflay Rive-Gauche rétablie depuis le 8 décembre.

Une poutre de 370 tonnes à découper en petits bouts

Dans la nuit du 30 novembre au 1 er décembre, une poutre de béton de 370 tonnes est tombée sur les voies ferrées entre Austerlitz et Bibliothèque François Mitterand. Cette poutre était en train d’être posée dans le cadre des vastes travaux d’aménagement du nouveau quartier Paris Rive Gauche. Une dalle est en cours de construction pour recouvrir les voies et permettre la création de logements, bureaux et commerces au dessus.

Mais pour pouvoir la dégager, il a fallu la découper en morceaux. Une opération qui a pris 10 jours. 150 personnes des entreprises de BTP du groupement Léon Grosse- Freyssinet et du maître d’ouvrage Aurore Promotion ont travaillé jour et nuit. Du matériel spécifique a dû être acheminé, notamment les deux plus grosses grues ferroviaires françaises.

Une demande d’indemnisation des voyageurs

Les voyageurs, quant à eux, se mobilisent déjà pour réclamer une indemnisation. Ainsi, l’association La Vignette du Respect a lancé une pétition – qui n’a pour l’heure recueilli qu’une centaine de signatures : « Outre les allongements de temps de parcours importants (20 à 60 minutes, voire davantage), les conditions de voyage des usagers se sont fortement dégradées », assure-t-elle, listant une « augmentation du nombre de changements entre les lignes, bus et trains bondés aux heures de pointe empêchant le respect des gestes barrières en pleine crise sanitaire.

Certains usagers signalent même ne pas pouvoir monter dans certains cars de substitution par manque de places disponibles ». Selon son président, Rémi Lavenant, « Il faudra déterminer qui de la ville de Paris en charge du chantier, ou de la société Vinci à la source de l’incident est responsable. Mais en l’état, les usagers n’ont pas à payer pour une offre de transport catastrophique ».

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