Un bottier toulousain à l’aise dans ses baskets
La ressemblance est frappante mais ici les Air Force ont une double boucle, les Dunk sont en cuir d’autruche et les Air Jordan 1 Brogue en cuir de veau. Dans la vitrine et l’atelier du Bottier toulousain, quartier Esquirol, on ne trouve pas que des bottines haut de gamme, Richelieu ou Derbys, la spécialité de Jean-Emmanuel Pialoux, qui les réalise sur mesure ou en demi-mesure.
Après un CAP de cordonnier-bottier, le jeune homme, ancien séminariste et ancien consultant en management, s’est lancé en 2018, « heureux de faire revivre un artisanat presque disparu, de concevoir une chaussure du début à la fin, avec des cuirs français de haute qualité, respectant des standards écologiques ». Mais depuis, son offre s’est élargie aux baskets, avec les mêmes exigences.
Un mariage entre look urbain et mode classique
« Nicolas Fournès, passionné de sneakers (aujourd’hui son associé) m’a contacté car il voulait apprendre le métier. Aujourd’hui, il réalise des paires entièrement en cuir et customisées à partir de modèles très connus », explique Jean-Emmanuel. Concrètement, la chaussure originale est désossée et entièrement refaite en matériaux nobles à partir de la semelle.
Une technique appelée « bespoke » qui permet un mariage entre le look urbain et la mode classique. « C’est un univers incroyable, il y a toujours à inventer », sourit le bottier. Les deux hommes ne se sont pas arrêtés là. En collaboration avec le tatoueur toulousain Antoine Noraz « Wan le bon gamin », ils proposent désormais aussi des baskets tatouées. Compter entre 800 et 1200 euros pour des sneakers customisées.