Information judiciaire élargie après le suicide d’une détenue à la prison de Fresnes
Une femme de 22 ans avait été incarcérée à la maison d’arrêt des femmes de Fresnes en mars 2020 pour « évasion », après avoir coupé son bracelet électronique et pour conduite sans permis.
Qualifiée de « brillante » et de « grande gueule » par son avocate, la jeune femme s’est pendue le 29 octobre 2020 dans sa cellule du quartier disciplinaire de Fresnes. Elle venait d’écoper le jour même d’une sanction de 30 jours pour avoir donné un coup de pied au chef de détention, selon la source proche du dossier.
Une procédure avait été initialement ouverte pour « recherches des causes de la mort », a rappelé le parquet. Elle vient d’être élargie à « non-assistance à personne en danger. » Un officier pénitentiaire qui a « géré la situation le soir du suicide » serait au cœur des investigations, a expliqué une source proche du dossier, précisant qu’il n’avait pas encore été entendu par les enquêteurs.
« Plusieurs dysfonctionnements dans la détention ont mené à une rupture », a pour sa part indiqué l’avocate de la détenue en dénonçant notamment le comportement « sans humanité » du « chef de la détention ».