La SNSM de Ouistreham passe la vitesse supérieure avec son nouveau canot semi-rigide
À peine arrivé, déjà mobilisé. Le nouveau canot semi-rigide de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Ouistreham a été engagé, ce dimanche 23 mai, sur deux interventions, pour secourir un paddle, puis un catamaran en difficulté. Un baptême réussi pour le bateau, renfort d’envergure pour les sauveteurs. L’ancien canot « avait une douzaine d’années, il avait pas mal ramassé comme on dit chez nous. Depuis trois ou quatre ans, on est de plus en plus sollicités avec ce type de bateau, donc nous avons décidé d’augmenter la gamme », explique Philippe Capdeville, le patron de la station.
Depuis le 20 mai, la SNSM de Ouistreham apprivoise un pneumatique aux caractéristiques plus poussées. « On passe d’un bateau d’à peine six mètres à sept mètres, de 115 chevaux à 175, donné pour 200, et d’une vitesse de 27 à 40 nœuds (environ 75 km/h) », détaille le patron. Le canot va redessiner les interventions. « Nous partirons désormais à quatre, contre trois auparavant, avec un plongeur équipé ». Et un équipement de sécurité renforcé, au regard de la vitesse de l’embarcation.
Embarcations légères à la dérive et recherche de personnes
Le semi-rigide complète la vedette tout temps, mobilisée pour de plus grosses sorties. « L’année dernière, c’est la première fois que le semi-rigide est sorti plus que le tout-temps », argumente Philippe Capdeville. Une cinquantaine d’interventions pour le canot en 2020 mobilisé pour des besoins plus côtiers, comme des embarcations légères à la dérive ou de la recherche de personne. Grâce à ses équipements, le bateau doit mieux s’affranchir de la brume ou autre aléa météorologique. Et arriver sur place plus rapidement.
Si la SNSM de Ouistreham passe un cap, c’est grâce à un coup de pouce du destin. En fin d’année dernière, elle a reçu un héritage important, de plusieurs centaines de milliers d’euros. « L’acquisition totale, avec sa plateforme et le matériel, coûte entre 140 000 et 150 000 euros. D’habitude, c’est réparti à parts égales entre Région, Département, station, et SNSM nationale. Là, nous avons pu le payer intégralement », souligne Philippe Capdeville. Le canot doit porter les sauveteurs pendant plus de dix ans. Son prédécesseur ira renforcer la base de Courseulles-sur-Mer ces prochains mois, avant de servir à la formation des futurs membres de la SNSM.