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Paris : le violeur nocturne reste en prison

Le présumé prédateur sexuel reste en prison. C’est ce qu’a décidé, mardi dernier, la chambre de l’instruction de Paris. Ce Soudanais, âgé de 28 ans, demandait à retrouver la liberté dans l’attente de son procès pour viol qui se tiendra du 20 au 22 octobre devant les jurés parisiens de la cour d’assises. Il est accusé d’avoir, dans le courant de l’année 2018 à Paris, violé une femme après en avoir agressé et volé deux autres.

Il est 5 h 15, ce 4 juin 2018, quand Camille signale aux forces de l’ordre qu’elle vient d’être abusée par un inconnu. A 4 h 30 du matin, elle sort seule d’une soirée, un peu éméchée lorsqu’elle est surprise dans la rue par un homme qui l’attrape par la gorge et la menace : « Je vais te violer ». Il tire sa proie dans un coin avant de déchirer sa culotte et de la violer digitalement. La victime parvient à s’enfuir avant de contacter la police. Les constatations des urgences médico-légales confirment qu’elles portent des traces de violence sur ses parties intimes et dans le cou.

Les enquêteurs récupèrent les images de vidéo surveillance et Camille identifie formellement son agresseur : un sans domicile fixe soudanais. Ce demandeur d’asile est déjà connu des archives de la justice pour des faits de vol et recel de vol commis depuis 2016.

L’agresseur est rapidement interpellé et dans ses poches, les fonctionnaires mettent la main sur un téléphone dérobé à une seconde femme. Elle avait été agressée dans la nuit du 2 ou 3 février 2018. L’homme l’avait suivi dans la rue. Il était parvenu à se glisser dans son immeuble avant de forcer la porte de son appartement et de prendre la fuite avec son téléphone et des bijoux. Les fonctionnaires font un lien avec une troisième agression, cette fois commise en plein après-midi.

Une femme combative l’avait aspergé avec son spray au poivre

Vers 16 h 30, cette femme avait été suivie alors qu’elle était en communication téléphonique avec son petit ami. Un homme l’avait saisi par le bras avant de lui glisser la main entre les jambes et de lui dérober son téléphone. « Cette femme a crié, a poussé son agresseur avant de le faire tomber dans un escalier. Celui-ci était revenu à la charge et lui a envoyé une claque au visage. Combative, elle l’avait finalement fait fuir en l’aspergeant avec son spray au poivre sans oublier de récupérer son mobile. « Les investigations téléphoniques ont permis de confirmer sa présence et les victimes l’ont reconnu », confie une source proche du dossier.



Durant l’instruction, le Soudanais a nié en bloc les faits de viol. « Il y a deux versions dans cette affaire, souligne-t-il, celle de la victime et la mienne ». En ce qui concerne le téléphone trouvé sur lui, il assure qu’il l’a trouvé par terre. L’expert psychiatre ne lui a trouvé aucun trouble de la personnalité qui abolirait son jugement au moment des faits. Il reste en prison et répondra de ces actes devant les jurés.