Lui, l’ancien patron de l’agence de communication dont le nom a baptisé l’affaire, voudrait « qu’on en finisse avec le fantasme d’un enrichissement personnel des dirigeants de Bygmalion ». Au fil de son interrogatoire devant la 11e chambre du tribunal de Paris ce vendredi, Bastien Millot, 48 ans, balaye une à une les rumeurs qui l’ont visé depuis la révélation du scandale sur le financement de la campagne Sarkozy de 2012, deux ans après. Celle « d’une relation amoureuse avec Jérôme Lavrilleux » – l’ex-responsable des meetings à l’UMP, dont les confessions télévisuelles sur l’existence d’un système frauduleux pour dissimuler l’explosion des dépenses avaient marqué le début de l’enquête. Celle « d’un complot » et « d’un trésor de guerre » pour servir les intérêts de l’ex-dirigeant de l’UMP Jean-François Copé – avec qui, comprend-on, il n’est plus du tout lié.
Procès Bygmalion : le déni acharné de l’ancien patron, Bastien Millot
