Monaco-PSG (0-2) : Paris décroche une nouvelle Coupe qui change le visage de sa saison

Le champagne attendra, au moins jusqu’à dimanche si un grand bonheur arrive, mais c’est une Coupe et avant le déplacement à Brest, un peu de chouchen fera l’affaire. Comme chaque année depuis 2015, avec juste un accroc en 2019 face à Rennes, le PSG a ramené la Coupe de France à la maison, premier titre majeur de la carrière d’entraîneur de Mauricio Pochettino. Il s’agit de la 14e pour le PSG mais son premier fait d’armes à lui. Il y a pire que d’ouvrir son compteur avec cette immense compétition, qui vivait sa 104e édition.

Keylor Navas et les siens, qui rêvent d’un doublé qui dépend d’eux mais surtout de Lille désormais, ne finiront pas Fanny, après une demi-finale de Ligue des champions et une probable deuxième place en Ligue 1. Le spectre de la saison blanche devient maintenant un concept monégasque qui devra défendre sa vie sur le podium ce dimanche à Lens, alors que la menace lyonnaise continue de rôder.

Jusque-là, les Parisiens n’étaient jamais loin, mais pas invités quand ça compte vraiment. En finale, face au Monaco tonitruant de Niko Kovac, sans doute la meilleure formation française en 2021, ils seront allés au bout de leur idée et du sacre, empochant le trophée qui embellit leur palmarès. Marquinhos et Marco Verratti, les plus anciens pensionnaires de la pension parisienne, commencent à en collectionner pas mal.

Une passe amoureuse de Di Maria

Kylian Mbappé, qui possède une pièce consacrée à ses titres glanés, peut en ajouter un, en espérant qu’il ait prévu large. À 22 ans, il les entasse, en dépassant la dizaine et sans compter les distinctions individuelles. C’est encore le champion du monde qui s’est occupé de tout en profitant d’emblée d’un mauvais contrôle d’Axel Disasi, pour offrir à Mauro Icardi un but tout fait qu’il n’a pas raté (19e). L’Argentin avance comme un train de pommes mais ne perdra jamais son sens du but, ce qui le maintient à un niveau d’attaquant plus intéressant que performant, dans la globalité du rôle.



Au crépuscule, après un lob en rupture génial mais s’écrasant sur la barre, le crack a libéré les siens en profitant du travail d’artiste et d’une passe amoureuse de Di Maria. Une passe amoureuse ressemble à une caresse et finit en extase, c’est de l’art, c’est du foot et ça ne peut venir que de gens qui possèdent le feu sacré en eux.

Dans cette finale qui n’a jamais offert le grand spectacle attendu entre deux équipes canon du championnat de France, Paris aura, avant et après, dû résister à ce Monaco utilisant mieux que lui le ballon sauf dans les trente derniers mètres. Et quand la digue sautait, Navas sortait deux ou trois parades de sa panoplie pour calmer l’impétuosité princière. Les attaquants parisiens sont trop restés soutenus par un milieu médiocre et peu créatif en l’absence de Verratti, un grand classique.

La troisième fois était donc la bonne pour l’actuel dauphin de Lille, battu deux fois déjà par Monaco, seule équipe dans ce cas en Europe avec Manchester City. Pour l’instant, ça n’ouvre la porte à aucun sacre, sur aucun horizon promettant une vie meilleure. C’est le réel de toujours qui s’est imposé à l’ASM : en France, Paris ne laisse toujours que les miettes aux autres. Lille connaît le refrain.

FEUILLE DE MATCH

Mi-temps : 0-1

Arbitre : F. Letexier.

Buts. PSG : Icardi (19e), Mbappé (81e).

Avertissement. Marquinhos (86e).

Monaco : Majecki – Disasi (B. Badiashile, 74e), Maripan, Sidibé – Aguilar (Diatta, 46e), Caio Henrique, Tchouameni, Fofana (Martins, 60e) – Golovine, Volland (Fabregas, 74e), Ben Yedder (Jovetic, 60e). Entr. : N. Kovac.

PSG : Navas – Diallo, Kehrer, Marquinhos, Florenzi (Dagba, 66e) – Gueye, Danilo, Paredes (Herrera, 79e), Mbappé, Di Maria (Sarabia, 90e), Icardi (Kean, 79e). Entr. : M. Pochettino.

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