Julie (le prénom a été changé) a d’abord pensé qu’elle rêvait. Six heures sonnent, ce mardi matin de début mai. Dans un immeuble tranquille de pierres rouges à Bondy en Seine-Saint-Denis, les locataires dorment encore. Dans un demi-sommeil, la jeune femme de 35 ans entend des bruits comme si « des gens se battaient sur le palier ». Les cris se rapprochent. Julie ouvre les yeux, terrée sous sa couette. Dans l’embrasure de sa porte, trois policiers pointent armes et lampes torches sur son visage. Ils hurlent : « Il est où ? »
«Les policiers m’ont braquée avec des armes» : Julie, victime d’une erreur de perquisition
