OL-PSG : «Il faudra être des tueuses», prévient Geyoro avant le choc décisif

Comme souvent entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique lyonnais, les saisons se jouent sur les deux confrontations entre les ogresses de la D 1 féminine. Après le choc aller remporté par les Parisiennes le 20 novembre dernier (1-0), le verdict du Championnat sera probablement rendu sur ce duel retour. À la seule différence que l’avantage est cette fois-ci côté PSG. « Les précédentes saisons, on avait l’habitude d’être derrière. Là, on est devant, ça change un peu, sourit Olivier Echouafni, samedi en conférence de presse. Et ça pourrait, pour une fois, être à notre avantage. Mais il faudra le démontrer sur le terrain. »

L’entraîneur parisien sait que ses joueuses, un petit point devant à deux journées du terme et plus proche que jamais de leur premier titre de championnes de France, seront « prêtes » pour le défi que représentera ce dernier tournant de la saison. Et a confiance en son groupe, qui a « pris en maturité ». « On est leaders, on veut le rester et réaliser une grande performance à Lyon », assure-t-il. Le PSG n’est pas encore certain de disposer de toutes ses forces vives à Lyon, alors que sa buteuse maison Marie-Antoinette Katoto (touchée à la cuisse gauche le 9 mai dernier) fera le déplacement mais qu’une décision sur sa participation sera prise dimanche.

«On savait qu’il pouvait y avoir une forme de déstabilisation»

Pareil pour sa quadra brésilienne Formiga, touchée début mai contre le FC Barcelone, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions, mais qui n’est « pas encore à 100 % ». Pas de quoi perturber Echouafni, qui a déjà battu l’OL à deux reprises cette saison (à l’aller en Championnat et en quarts de C1) et doit également faire avec le départ acté de sa gardienne Christiane Endler pour l’OL en fin de saison. « On savait qu’il pouvait y avoir une forme de déstabilisation, on ne veut en aucun cas rentrer là-dedans. On est dans le présent. (…) Les filles ont à cœur d’être récompensées, de concrétiser leur très belle saison par un trophée collectif. »

Même son de cloche du côté de Grace Geyoro, piquée par la déclaration de l’entraîneure lyonnaise Sonia Bompastor plus tôt dans la journée – « La fin de règne de l’OL n’est pas encore pour maintenant ». « C’est normal qu’elles se montrent confiantes, mais nous, on sait nos qualités et on connaît notre saison. On s’est bien préparées, on ne va rien lâcher, assure la milieu de terrain internationale de 23 ans. Elles vont vouloir aller nous chercher, puisque nous sommes les leaders. A nous d’être solides. Il faudra mettre la moindre occasion au fond. Il faudra être des tueuses. » Des deux côtés, le choc est déjà lancé.

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