Avant d’affronter Brive pour la dernière de la saison, les hommes de Laurent Travers entamaient une valse à deux temps au stade Armandie, devant 1 000 chanceux ce samedi après-midi avec l’objectif de se qualifier pour les phases finales du Top 14. Une danse que le Racing 92 connaît par cœur, seul club à avoir toujours atteint le top 6 depuis 2009-2010, année de son retour dans l’élite. Une performance que ni Clermont, ni Toulouse ou encore Toulon n’ont été capables de réaliser, gage de l’incroyable régularité parisienne dans les hauteurs du championnat.
Alors oui, sa première représentation samedi à Agen, sur la pelouse d’un dernier de la classe déjà relégué en Pro D 2 depuis belle lurette (25 défaites en autant de rencontres désormais), ne devait être qu’une formalité. Reste que les Racingmen ont fait le job, repartant du Lot-et-Garonne avec cinq points supplémentaires dans la besace, à la faveur d’un point de bonus offensif vite obtenu (14-54). L’avant-dernière levée ne s’est pas muée en fausse note pour les Franciliens, toujours privés de Camille Chat et de Teddy Thomas mais qui ont déroulé leur rugby.
Un œil sur Toulouse-Clermont ce soir
Tout était déjà plié au terme du premier acte conclu cinq essais à rien (Donovan Taofifenua à la 10e, Teddy Baubigny à la 15e, doublé de Yoan Tanga Mangene aux 19e et 29e, Simon Zebo à la 39e) et d’une supériorité de tous les instants. La confrontation sportive a eu un poil plus d’intérêt en seconde période, où les Agenais pourtant réduits à quatorze ont profité du turn-over adverse pour aplatir par deux fois (Andrés Zafra à la 60e, Jean-Marcellin Buttin à la 63e) malgré le triplé du centre tricolore Gaël Fickou (aux 42e, 68e et 79e).
Assistant avec gourmandise à la défaite de l’UBB à Toulon (25-19) pour grimper sur le podium, le Racing guettera avec un œil intéressé la confrontation entre Toulouse (2e avec le même nombre de points) et Clermont (5e), un peu plus tard dans la soirée ce samedi. Deux adversaires directs pour les places qualificatives, alors que les Ciel et blanc cherchent à ponctuer leur saison le plus haut possible.
Pourquoi pas dans les deux premiers, pour s’envoler directement vers les demi-finales ? Au vu de leur dynamique de fin de championnat – trois succès d’affilée, dont une victoire importante contre les Clermontois début mai –, et du calibre de leur dernier opposant (Brive, 11e), l’espoir est permis. Quatrièmes lors de la dernière saison (celle de 2018-2019, puisque 2019-2020 bousculée par la pandémie avait compté pour du beurre), les Racingmen aspirent à encore mieux, à la moitié de cette valse à deux temps. Et au clou du spectacle, samedi prochain à Paris La Défense Arena.
