Bien-être animal: à Marolles-en-Brie, ils veulent un parc canin pour promener leur chien en liberté
Tenir en laisse son chien n’est obligatoire que si un arrêté municipal le prévoit mais comme le rappelle le site service-public.fr, « s’il présente un danger pour les personnes vous devez le faire ». Mais à Marolles, la mairie a pris les devants en déclarant que « sur les voies ouvertes à la circulation publique et sur les domaines publics ou privés de la commune, les chiens et autres animaux devront impérativement être tenus en laisse ».
Cependant cette décision n’était pas forcément arrivée aux oreilles de l’ensemble des habitants. Célia Charton, une éducatrice canine marollaise, pensait être dans son bon droit lorsque sur des chemins communaux, elle lâchait son chien. « Un jour des policiers m’ont interpellée et m’ont rappelée à l’ordre », témoigne-t-elle. Ce qui est normal car l’ex-municipalité dirigée par Sylvie Gérinte (LR) avait proscrit toute possibilité de laisser les chiens courir en liberté, sans laisse.
Du fait de sa profession, Célia Charton a directement perçu les conséquences de cette décision. « Beaucoup de propriétaires ne voient plus l’intérêt de promener leurs compagnons, ce qui fait que beaucoup de chiens ne bougent plus, et c’est un véritable problème ». Le nombre d’appels qu’elle a reçus a considérablement augmenté.
« Les chiens se défouleraient, sans danger pour les promeneurs »
C’est bien pour satisfaire tout le monde que Célia a mis en ligne cette pétition. « Le parc canin permettrait à nos chiens de se défouler sans prendre le risque de déranger, ni de mettre en danger les promeneurs ». Ces installations semblent être une solution qui fonctionne. En effet, les parcs canins fleurissent un peu partout en France et le Val-de-Marne n’échappe pas à la règle. « Ce sont des lieux de rencontre pour nos chiens mais aussi pour nous, les propriétaires », s’enchante Célia.
Pour Astrid, qui rejoint souvent sa famille à Marolles, le parc canin serait une excellente idée. « Certaines fois, j’ai eu peur pour la sécurité de mes petits-enfants car des chiens ne sont pas attachés et on ne sait jamais ce qu’il peut arriver ». Pour preuve, il y a un mois de cela, elle a subi des menaces de la part d’un des propriétaires car elle ne voulait pas que l’animal rentre dans le parc à jeux des enfants.
Le maire prêt à en discuter
L’actuel maire, Alphonse Boye (SE) assure n’avoir jamais eu connaissance de la demande de Célia Charton. Cette dernière assure lui avoir envoyé deux mails il y a trois mois. « J’ai été élu en proposant un programme participatif, je serais donc ravi de discuter avec la créatrice de la pétition pour entendre ses revendications », confie-t-il.
Une décision justifiée car la pétition a regroupé plus de 1 500 signatures. « Je ne m’y attendais pas du tout », glisse la responsable d’Educ’ta patte. Cet élan de soutien, venu d’un peu partout en France, vient soulever une problématique plus grande : le bien-être animal. Car comme le rappelle Célia, c’est pour ses compagnons à quatre pattes qu’elle milite.