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Hippisme : Yoann Bonnefoy : « Être jockey et entraîneur me permet de mieux juger mes chevaux »

Âgé de 27 ans, Yoann Bonnefoy s’est lancé dans une carrière d’entraîneur en novembre 2019 après avoir eu une « belle petite carrière de jockey », comme il le confiait sur une interview accordée à nos confrères d’Equidia. L’année 2020 a été plutôt bonne avec 19 succès. Celle qui est entamée depuis cinq mois s’annonce plutôt bonne avec déjà 12 victoires. « J’augmente progressivement mon effectif et je repousse un peu mes limites, confie-t-il. Je pense faire au fur et à mesure mes preuves. En tout cas, je suis satisfait de ce début de saison. »

« Made To Order détient une première chance »

Alors qu’il entraîne ses 26 pensionnaires sur le centre d’entraînement de Chazey-sur-Ain (Ain), Yoann Bonnefoy présente quatre de ses pensionnaires au cours de la réunion de ce lundi à Marseille-Borély, parmi lesquels Amazing Filly, au départ du quinté. « Sa dernière sortie est trop mauvaise pour être exacte, explique-t-il au sujet de sa protégée. La corde, la distance et le terrain ne l’ont pas aidé. Elle devrait mieux se comporter sur cette piste et je la pense capable de monter de catégorie. Il faut s’en méfier et elle peut finir dans le quinté car sa victoire à Lyon-Parilly, était encourageante. Made To Order (6e course) détient une première chance. Je ne le vois pas sortir des trois premiers. Une chose est sûre, il ne découvrira pas un meilleur engagement. Bois Combray (7e course) a encore de la marge malgré sa pénalisation de quatre kilos. C’est un cheval d’âge mais il n’a pas beaucoup d’expérience au final. Je trouve qu’il évolue très bien et apprend au fil de ses courses tout en gagnant. C’est vraiment intéressant pour la suite. La distance ne devrait absolument pas le déranger. Enfin, Frenchy (8e course) n’aura pas d’ambitions. Mathieu Daougabel (professionnel au trot) est copropriétaire de ce concurrent. J’aime beaucoup cette passerelle qu’on peut créer entre les différentes disciplines des courses. »

Entraîneur et jockey, « un atout supplémentaire »

La particularité de Yoann Bonnefoy réside aussi dans le fait qu’il continue d’être jockey, chose courante au trot, mais beaucoup moins au galop. « Je trouve cela très utile pour mieux juger mes chevaux, confie celui qui a remporté 49 courses. Parfois, on les sent bien au travail et ils ne répètent pas l’après-midi. Dans mon cas, je monte assez peu pour gagner, même si je reste compétiteur, mais surtout pour mieux comprendre ce qui ne va pas en course. C’est un atout supplémentaire, je trouve. »