Notre série sur l’emploi et les élections régionales
- 1. Régionales : l’emploi, un enjeu crucial du scrutin
- 2. Dans les Hauts-de-France, le textile a de nouveau une carte à jouer
- 3. En Bretagne, l’agroalimentaire manque de bras
- 4. Emploi : quand les entreprises du Grand Paris proposent une formation et… un diplôme
Alors que le pays se déconfine lentement, le gouvernement lève petit à petit à tous les dispositifs d’aide et compte sur la reprise pour tourner la page de l’épidémie qui a mis tous les secteurs à l’arrêt. Compétents en matière de développement économique, de formation et d’apprentissage, les exécutifs régionaux seront en première ligne pour entreprendre le redémarrage. Le baromètre Compétences et Territoires d’Adecco Analytics, filiale spécialisée dans l’analyse des données de l’emploi, le confirme : les volumes d’offres d’emploi au premier trimestre 2021 n’ont jamais été aussi élevés depuis deux ans.
Le spécialiste du marché du travail a passé au crible toutes les annonces concernant 2 800 métiers. Résultat : près de 2,3 millions d’offres ont été publiées. Un bond de 6 % par rapport à 2020, mais surtout 16 % en comparaison à 2019, dernière année pleine de référence en matière d’activité économique. « Ce sont des perspectives très encourageantes et cela traduit une remobilisation économique assez forte, analyse Alexandre Viros, président France de The Adecco Group. Toutes les activités repartent et pas seulement celles impactées par la crise. »
Si en volume, le trio composé de l’Île-de-France, Auvergne – Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine se détache (voir infographie), deux régions font apparaître un dynamisme au-dessus de la moyenne : les Hauts-de-France et la Bretagne, avec respectivement une hausse de 20 et 21 % des offres. Ces territoires surfent sur la vitalité des secteurs de la construction de l’industrie agroalimentaire. A contrario, on remarque que les grosses agglomérations (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux) vont connaître un niveau de reprise plus faible.
« Dans notre baromètre, une autre forte tendance apparaît concernant les profils recherchés, note Alexandre Viros. Les employeurs se concentrent moins sur le diplôme que sur les capacités du salarié à acquérir et mettre en œuvre des savoirs. Le marché de l’emploi est moins prisonnier du CV qu’avant. C’est un changement important, porteur d’espoir et de dynamique. »
