Nouveau rebond dans « l’affaire Osaka ». Comme elle l’avait annoncé avant le tournoi, la n°2 mondiale a soigneusement évité la traditionnelle conférence de presse après sa victoire au premier tour contre la Roumaine Tig (6-4, 7-6 (4)). Pour le bien de sa « santé mentale », qui serait mise en péril par le doute que peuvent insinuer certaines questions.
Alors que Gilles Moretton, président de la FFT, et Guy Forget, directeur de Roland-Garros, avaient déjà largement déploré l’attitude de la Japonaise, les quatre épreuves du Grand Chelem se sont exprimées d’une seule voix dans un communiqué. « Suite au manque d’engagement de Naomi Osaka, l’Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open lui ont écrit conjointement pour s’assurer de son bien-être et lui offrir leur soutien, souligner leur engagement envers le bien-être de tous les athlètes et suggérer un dialogue sur ces questions. Ils lui ont également rappelé ses obligations, les conséquences de leur non-respect et le fait que les règles doivent s’appliquer de la même manière à tous les joueurs », expliquent les Majeurs.
Conformément à l’article III H. du code de conduite, Osaka a écopé d’une amende de 15 000 dollars (environ 12 300 euros). Une obole au regard des 55 millions d’euros, dont 50 en sponsoring, que son statut lui a permis de percevoir sur les douze derniers mois.
Deux mots à Santoro, deux photos sur les réseaux
« Nous avons informé Naomi Osaka que si elle continuait à ignorer ses obligations médiatiques pendant le tournoi, elle s’exposerait à d’autres conséquences possibles d’infractions au code de conduite. Comme on peut s’y attendre, les infractions répétées entraînent des sanctions plus sévères, y compris l’exclusion du tournoi (article III T. du code de conduite) et le déclenchement d’une enquête pour infraction majeure qui pourrait conduire à des amendes plus importantes et à de futures suspensions en Grand Chelem (article IV A.3. du code de conduite) », poursuivent Jayne Hrdlicka (Open d’Australie), Gilles Moretton (FFT), Ian Hewitt (Wimbledon) et Mike McNulty (Us Open).
« Nous tenons à souligner que les règles sont en place pour garantir que tous les joueurs sont traités exactement de la même manière, quelles que soient leur stature, leurs croyances ou leurs réalisations, concluent-ils. En tant que sport, il n’y a rien de plus important que de s’assurer qu’aucun joueur ne bénéficie d’un avantage injuste sur un autre, ce qui est malheureusement le cas dans cette situation si un joueur refuse de consacrer du temps pour participer aux engagements médiatiques alors que les autres honorent tous leurs engagements. »
Après son match, Osaka a bien dit deux mots, sur le court, au micro de Fabrice Santoro, préposé aux questions qui ne fâchent pas. Et bien sûr posté une photo sur les réseaux sociaux. Pour le reste, motus et bouche cousue.
