Roland-Garros : pour son grand retour, Roger Federer se qualifie facilement

A peine s’était-il assis sur son banc, la raquette encore dans son étui, qu’un spectateur lui demandait déjà s’il voulait bien l’épouser. Le retour du Suisse sur la terre battue de Roland-Garros a ressemblé à une séance de câlinothérapie. Une heure et trente-trois minutes durant lesquelles il n’y avait de la place que pour la bienveillance et les bons mots dans les tribunes du stade Philippe-Chatrier.

Le spectacle fut court. Dans d’autres circonstances, on aurait pu s’en frustrer. Cette fois, difficile de ne pas fondre devant la prestation aboutie de Roger Federer face à l’Ouzbekh Denis Istomin (6-2, 6-4, 6-3). « Roger 2022 ! », « Roger président ! », entendait-on clamer dans les travées au bout de 57 minutes, une fois les deux premiers sets empochés.

« Quel plaisir d’être de retour. Cela a pris un peu de temps. Il y a eu beaucoup de rééducation et d’entraînement. Maintenant, j’ai envie de jouer des matchs. C’est un vrai plaisir de vous revoir dans un beau stade », a-t-il conclu à l’issue de son quatrième match et de sa deuxième victoire seulement de la saison.

Un match totalement maîtrisé

Il ne s’agit pas de dire après ce premier tour réjouissant que tout est oublié et qu’à 40 ans, il est capable de glaner un 21e Grand Chelem au nez et à la barbe de Rafael Nadal. Mais à l’image de la jauge de spectateurs dans les tribunes, on se contente de ce qu’on peut.

Le Bâlois l’a répété avant le tournoi : ce 19e Roland-Garros, il le voit comme un décrassage grandeur nature avant de sérieusement lancer sa saison le mois prochain à Wimbledon. Première garantie : sa blessure au genou droit qui l’avait écarté des terrains en 2020 ne l’a pas handicapé ce lundi. Face à un joueur sorti des qualifications, le Suisse a récité son tennis, un assortiment d’amortis, de passings longue ligne et de montées au filet dégainés à foison.

« Ca m’a fait plaisir de bien débuter tout de suite. Sincèrement, ça m’a donné un peu d’air. J’ai vite contrôlé les choses et senti que je pouvais gagner les points de multiples façons, et prendre des risques, a décrypté celui qui était demi-finaliste ici même il y a deux ans. L’adversaire était idéal pour le premier tour mais ce sera pas le cas je pense pour le second ». Il affrontera en effet le plus expérimenté Marin Cilic, tombeur un peu plus tard dans la journée du Français Arthur Rinderknech.

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