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Paris : des livres, des rencontres et du spectacle pour tous au Quartier du Livre

Des lectures au soir tombant sur une place de quartier ou dans les jardins de la Grande Mosquée, des dédicaces dans et hors les murs des librairies et des bibliothèques, des balades littéraires guidées par des auteurs, un conte ambulant, un juke-box de poésie, un cabinet de curiosités, le chanteur Cali récitant sur une péniche, des expositions, des dédicaces en veux-tu en voilà d’auteurs en vogue, autour des tables de la librairie éphémère installée en mairie… L’inventaire égrènerait 200 rendez-vous en 8 jours, dans 80 lieux emblématiques du Ve arrondissement ! Tout commence ce mercredi 2 juin, et ce retour-là se goûte comme un retour à « la vie d’avant » : le Festival Quartier du Livre du Ve tourne la page de la pandémie et ouvre celle de l’un des premiers moments culturels forts du printemps parisien, dans la catégorie événements populaires et totalement gratuits.

Laure Adler en marraine

Annulé l’an passé, volontairement décalé de mai à juin pour mettre toutes les chances du côté de la sérénité, le maintenir malgré les inconnues du début de l’année était un défi. « Une sacrée gageure ! », confirme avec soulagement la maire (DVD) du Ve, Florence Berthout, initiatrice du festival en 2015, et farouchement accrochée à sa particularité d’être « à la fois populaire et exigeant, avec des choses légères et des rendez-vous pointus. Je tiens beaucoup à ce que ce soit un événement accessible à tous, qu’il associe commerçants et associations, et qu’il soit aussi pluridisciplinaire, en drainant tous les arts autour de la lecture ». Tous les arts et tous les âges, avec une programmation spéciale destinée aux familles.

La nature en thème central

Premiers symboles de cet éclectisme, le parrainage de cette édition par l’essayiste, éditrice et journaliste Laure Adler, tandis que le dessinateur de presse Sergueï signe l’affiche et une série de dessins, exposés durant toute la semaine et liés au thème choisi cette année : « La terre est une personne ». « Il fallait un thème cohérent avec l’actualité qui nous concerne tous, et utile, précise la maire du Ve. C’était une évidence, un écho aux combats modernes ». C’est donc la nature dans tous ses aspects, qui dominera la plupart des rendez-vous, y compris dans la librairie éphémère où défileront quelques prix littéraires dont Marie-Hélène Lafont, prix Renaudot 2020.

Les balades littéraires prises d’assaut

C’est que dans le Ve, la lecture, l’écrit, les mots, poésie ou BD, essais ou romans, cela fait partie du patrimoine. Avec ses 73 librairies, dont la plupart indépendantes, avec ses 10 bibliothèques qui toutes participent au festival, avec ses petites et grandes maisons d’éditions, et sa concentration assez forte d’auteurs parmi ses habitants, l’arrondissement n’a pas de mal à défendre son ADN littéraire. « Ce festival n’a cessé de grandir et d’avoir du succès depuis sa création, et le long tunnel que nous venons de traverser, sur le plan culturel mais aussi relationnel, fait qu’il est plus essentiel et suscite encore plus d’appétence », se réjouit Florence Berthout, un œil sur les inscriptions déjà presque saturées aux balades littéraires. « Ce festival est aussi un prétexte à redécouvrir et se réapproprier des lieux, par exemple les Arènes de Lutèce, où nous avons planté une vigne l’année dernière, et qui accueillent une rencontre avec des auteurs d’ouvrages sur le vin (samedi 5 juin). L’écrit est quelque chose de précieux, que je défends par conviction, et ce festival est le miroir de tout ce que l’on fait pour l’écrit depuis 6 ans, toute l’année » .

Sil fait figure de liberté retrouvée, le festival ne peut non plus déroger aux contraintes sanitaires, d’où « la volonté d’organiser un maximum de choses en extérieur » confirme la maire, mais aussi la nécessité, pour certains rendez-vous, de s’inscrire en amont (sur https://quartierdulivre.fr et l’application gratuite Quartier du livre).