C’est la plus importante saisie jamais réalisée dans la métropole bordelaise. Près d’une tonne de cannabis a été interceptée vendredi dernier à Bruges, indique ce mercredi une source proche de l’enquête. Au total, les enquêteurs de l’unité en charge de la lutte contre les stupéfiants de la Sûreté départementale ont saisi à l’aube 701 kg de résine de cannabis et 250 kg d’herbe, soit 952 kg ainsi que 91 000 euros en argent liquide, a détaillé cette source qui confirmait des informations de Sud-Ouest.
L’opération, conduite sous l’autorité d’un juge d’instruction bordelais avec l’appui des policiers d’élite du Raid, a permis d’arrêter huit personnes, cueillies la main dans le sac. Les policiers, en planque, sont intervenus sur un parking de la zone de fret à Bruges où des trafiquants locaux attendaient leur « logisticien » et l’arrivée d’un camion convoyant de la drogue depuis l’Espagne.
Les « enquêteurs ont procédé à une série d’interpellations après avoir constaté la livraison à Bruges en tout début de matinée par un camion d’une importante cargaison de cannabis », a indiqué le parquet de Bordeaux.
« Une partie de la cargaison initiale, déjà emportée par un des trafiquants, était ensuite interceptée » à un péage par les douaniers, « tandis qu’une autre partie également déjà déchargée était retrouvée chez l’un des membres du réseau », ainsi « qu’environ 91 000 euros en espèces », a ajouté le parquet. Au total, les enquêteurs ont interpellé huit personnes, dont le chauffeur de 47 ans et trois femmes.
Investigations commencées en septembre 2020
Les suspects ont été présentés devant le juge d’instruction qui les a mis en examen lundi et mardi. Les cinq hommes ont été écroués et deux des femmes libérées sous contrôle judiciaire. La troisième, enceinte, sera convoquée ultérieurement en vue de sa mise en examen.
Cette saisie est le fruit d’investigations commencées en septembre 2020 avec l’interpellation d’un couple de retraités soupçonné de convoyer de la drogue depuis l’Espagne vers la métropole bordelaise, une « structure assez organisée », a expliqué la source proche de l’enquête.
Les policiers, qui avaient à l’époque saisi près de 450 000 euros, ont ensuite « tiré les fils » pour remonter jusqu’au « logisticien », en lien avec des commanditaires espagnols. Les enquêteurs ont poursuivi leurs investigations « afin d’identifier les organisateurs et exécutants de ce réseau organisé et compartimenté de trafic de cannabis en provenance du Maroc via l’Espagne susceptible d’étendre ses activités de vente au-delà du département de la Gironde », a détaillé le parquet.
