À l’Allianz Riviera de Nice, les Bleus de Didier Deschamps ont battu les Gallois (3-0) en amical, avec le retour de Karim Benzema, plus de cinq ans et demi après sa dernière sélection. Le sélectionneur se dit ravi de ce test avant l’Euro.
Avez-vous obtenu les réponses que vous cherchiez avec cette victoire face au pays de Galles ?
DIDIER DESCHAMPS. C’est vous qui faites les questions et parfois les réponses. Cela vient conclure cette première phase de préparation. Les entraînements, c’est une chose. Les discussions aussi mais la seule vérité, c’est le terrain. Face à un adversaire dynamique et agressif, réduit à dix ce qui nous a facilité la tâche, l’équipe de France a eu la maîtrise, elle s’est créé des occasions. Je ne vais pas crier : On est arrivés. On est censés s’améliorer. L’état d’esprit est là. J’attache autant si ce n’est plus d’importance à cet aspect. Les entrants ont apporté du dynamisme.
Comment jugez-vous le match de Karim Benzema ?
Il a fait de très bonnes choses. Il a été malheureux, y compris sur le pénalty qui est bien tiré je trouve. Le gardien fait un bel arrêt. Il n’a pas concrétisé. Son registre, sa palette élargie permet une maîtrise de l’ensemble de l’équipe. Il y a eu de la complémentarité avec ses partenaires, ceux du début et ceux qui sont entrés.
Son retour modifie le rôle des autres : s’agit-il de changements ou d’ajustements ?
Ce ne sont pas de gros changements. Il faut faire en sorte de mettre les joueurs dans la meilleure position possible comme je l’ai toujours dit. Ils ont une grande liberté. C’est de l’intelligence entre eux, à la perte du ballon, ils savent très bien ce qu’il faut faire défensivement et pour mieux attaquer après. Ce sont des ajustements. Ils discutent beaucoup entre eux, aux entraînements notamment.
Était-il prévu que Benzema tire le pénalty ?
Plusieurs sont capables de les tirer même si on reste sur une mauvaise série. Antoine les tirait très bien mais ne les tire plus cette saison. Kylian a raté le dernier, Karim en tire aussi. Je n’avais rien décidé. Il y a le ressenti des joueurs. Antoine l’a senti comme ça. Il faut que l’on garde ça et ça ne concerne pas que les tireurs de pénalty : il faut avoir envie de donner pour ses partenaires.
Comment procède le milieu à trois avec Tolisso, Pogba et Rabiot ?
Ils ont aussi de la liberté. Ils sont capables de permuter parce qu’ils savent ce qu’ils ont à faire. Ils ont de la polyvalence. C’est mieux que de les laisser dans une zone figée. Je ne peux pas les dissocier des trois de devant et des quatre de derrière. Il faut avoir quelque chose de rationnel et d’équilibré.
Pourquoi Jules Koundé est entré à droite ?
Il était important de lui donner du temps de jeu. C’est le seul qui n’en avait pas. C’est un défenseur central, performant et à l’aise en latéral droit. Je n’enlève rien à Léo Dubois mais je voulais voir cette polyvalence. Il a été tranquille et serein. C’est un défenseur donc il n’a aucun souci défensivement. Il a du volume, du ballon, il a mis quelques centres. C’est bien pour lui ces 45 premières minutes et d’être devenu international.
